Un premier roman pour un écrivain de 9 ans
Âgé de 9 ans, Raphaël Merrette, un résident de Rivière-des-Prairies, lancera son premier roman, Le Mystère du diamant bleu, le 21 avril, de 14 h à 16 h 30, à la bibliothèque de Rivière-des-Prairies.
« Mon but, en écrivant un livre, c’était de faire un roman pour le donner à ma famille. Quand ma mère m’a dit qu’il allait être publié, j’ai failli m’évanouir », a raconté le jeune auteur.
Le roman met en scène le jeune Raphaël et sa famille, son père Martin, sa mère Louisa, sa sœur Béatrice et son ami dinosaure, Dino, qui partent à l’aventure en Égypte afin de retrouver un diamant permettant de faire fonctionner une machine capable d’enrayer la pollution. « Il y a vraiment trop de pollution sur la terre. La pollution, ça ne pollue pas juste la nature, ça nous pollue nous aussi un petit peu. Ça nous tue un petit peu », a souligné le jeune auteur qui affectionne particulièrement les dinosaures, la nature et les animaux.
Le père de Raphaël, Martin Merrette, a expliqué qu’il avait encouragé son fils à entreprendre une activité dans laquelle il pourrait y investir temps et efforts. « C’est un enfant qui butinait. Après quelques minutes, l’activité ne l’intéressait plus. Nous voulions lui trouver une activité qui allait l’occuper pendant un bon moment », a-t-il confié.
Selon M. Merrette, les efforts consentis à l’écriture d’un roman ont appris à Raphaël qu’il est important de mener un travail à terme afin d’en tirer de la fierté et du succès. « Quand on persévère, ça donne des résultats », a affirmé le père du jeune écrivain.
Raphaël et son père souhaitent que leLe Mystère du diamant bleu encourage les jeunes à lire et à écrire. « Si le roman suscite l’intérêt des enfants et qu’il y a un jeune qui développe le goût de la lecture après avoir lu le livre de Raphaël, ce sera déjà ça de gagné », a révélé M. Merrette, qui a tenu à saluer le travail de la maison d’édition, les Éditions de la Paix, qui a toujours placé son fils au cœur des décisions.
Le brouillon du deuxième volume des péripéties de Raphaël et de sa famille, qui se déroulera en Nouvelle-Zélande, est déjà complété et le jeune écrivain entend effectuer le travail de correction cet été.
M. Merrette se voit comme un accompagnateur chargé d’aider son fils à réaliser ses rêves et se défend bien d’avoir fait pression sur lui pour l’encourager à publier à un jeune âge. « On ne fait pas de promesses à Raphaël, ce qui compte, c’est de prendre plaisir à écrire le roman, a-t-il mentionné, en soulignant que le but n’avait jamais été qu’il devienne un écrivain ou qu’il fasse fortune. Je le vois comme une belle aventure pour un enfant de 9 ans », a-t-il dit. En fait, la publication du roman a permis à Raphaël de connaître toutes les étapes menant à la réalisation d’un roman.
Le plagiat de la jeune Marie-Pierre Côté a soulevé un débat récurrent au sein du monde littéraire : Doit-on publier les jeunes auteurs? « Ça n’a jamais été fait dans le but de publier. C’était pour qu’il s’occupe », a souligné M. Merrette.
« Ce n’est pas brillant ce que la fille a fait, mais je pense qu’il faut publier les livres des enfants », s’est exprimé Raphaël.
Le jeune romancier a de nombreux projets d’avenir et il rêve notamment d’étudier les dinosaures. « Je veux être paléontologue. Je vais peut-être continuer à écrire des romans comme un loisir. J’aimerais être un mini-écrivain à temps partiel », a-t-il confié.
Ayant participé aux salons du livre de l’Outaouais et de Québec, le jeune écrivain prendra vraisemblablement part à celui de Montréal en novembre prochain.
Le lancement officiel du roman de Raphaël Merrette aura lieu, le 21 avril, à la section jeunesse de la bibliothèque de Rivière-des-Prairies, située au 9001, boulevard Perras.
(Photo: Patrick Deschamps)