Une bataille politique qui mène nulle part
Modernisation de la rue Notre-Dame
Au lendemain de l'annonce d'investissements record de 7,9 G$ sur le réseau routier du Québec d'ici 2011, la Chambre de commerce et d'industrie de l'est de l'île de Montréal (CCIEIM) déplore qu'une fois de plus, la modernisation de la rue Notre-Dame soit reléguée aux calendes grecques.
« À voir l'attitude des gouvernements provincial et municipal dans ce dossier, nous considérons que nous sommes pris en otage. Une bataille politique entre le ministre des Transports du Québec et le maire de Montréal bloque un projet majeur concernant le réseau routier urbain le plus achalandé au Québec où, en même temps, l'on compte le plus grand nombre d'accidents. Quand nos dirigeants politiques mettront-ils de côté leurs guerres de pouvoir pour penser au mieux-être de leurs électeurs ? », s'interroge Daniel Marcoux, président de la CCIEIM.
De l'avis même de plusieurs intervenants socioéconomiques et politiques de la région, l'est de Montréal a, depuis longtemps, grandement besoin de cet axe routier modernisé pour gagner en efficacité. C'est 750 000 résidents qui auront plus de facilité à se déplacer et 30 000 entreprises qui profiteront de la croissance que ce projet engendrera. Après plus de 30 ans de belles promesses électorales, il est plus que temps de passer à l'action, estime la CCIEIM.(S.C.)