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Le point sur la Loi des jeunes contrevenants

Article mis en ligne le 30 septembre 2008 à 15:50
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Le point sur la Loi des jeunes contrevenants
Le candidat du Parti conservateur dans Honoré-Mercier, Rodrigo Alfaro, mentionne que dans le cas exceptionnel où un adolescent est reconnu coupable d’un meurtre ou d’un crime violent, il faut s'assurer que ce jeune soit gardé aussi longtemps que nécessaire en prison afin de lui donner suffisamment de temps pour suivre et compléter son programme de réhabilitation. De cette façon, quand il aura accès à une libération conditionnelle, il ne représentera plus un danger pour la communauté.
Voilà pourquoi le PC propose de donner aux juges l’option d’imposer des peines plus longues aux jeunes criminels qui ont commis des crimes violents. On parle ici de cas extrêmes, c’est-à-dire de jeunes qui ont commis des crimes violents et qui trop souvent, sont libérés avant d’être réhabilités.

L'approche comprend aussi un investissement de 10 M$ dans des programmes liés à la prévention du crime, car le PC reconnaît qu’il faut investir pour mieux prévenir les crimes.

Cette politique ne propose pas qu’à l’avenir les mineurs soient mis en prison avec des adultes. Elle ne change en rien la façon dont ils seront incarcérés, indique M. Alfaro.

Comme c’est le cas présentement, les jeunes qui sont condamnés à purger une peine sont envoyés dans des établissements pour adolescents, et ce, jusqu’à ce qu’ils atteignent l'âge de 20 ans. Ensuite, ils sont envoyés dans une prison provinciale ou fédérale, selon le cas. Le classement se fait selon des critères qui incluent, par exemple, la sécurité du détenu et celle des agents correctionnels.

Le PC veut donner aux juges les outils dont ils ont besoin afin de garder les jeunes criminels dangereux en détention suffisamment longtemps pour les réhabiliter. S’ils ont une peine trop courte, ils retournent souvent dans la communauté alors qu’ils représentent encore un danger pour la population.

Les juges ne sont pas obligés d’imposer une sentence à vie pour un jeune condamné pour un meurtre, une sentence à vie est le maximum qui peut être donné un à jeune contrevenant, non pas le minimum. Le juge prendra cette décision.

La loi assurera que les personnes âgées de 14 ans et plus reconnues coupables d’infractions violentes subissent des peines spécifiques proportionnelles à la gravité du crime et au niveau de responsabilité, pour une peine maximale de 14 ans en cas d’infraction violente, et une peine maximale de prison à vie pour meurtre au premier ou deuxième degré. Dans les autres cas, les peines présentement en place demeureront les mêmes.

Le jeune contrevenant aura la possibilité de démontrer au juge pourquoi, selon lui, une sentence à vie ne devrait pas s’appliquer dans son cas. Avec une sentence à vie, le jeune contrevenant sera éligible à une libération conditionnelle après 5-6 ans pour les 14-15 ans, et après 7-10 ans pour les 16-17 ans.

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