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Une gestion axée sur les résultats

La nouvelle directrice générale de la SODEC affiche ses couleurs

Audrey Gagnon par Audrey Gagnon
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Article mis en ligne le 22 juin 2008 à 8:20
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Une gestion axée sur les résultats
La nouvelle directrice générale de la SODEC affiche ses couleurs
Il y a deux ans, la Société de développement économique de Rivière-des-Prairies/Pointe-aux-Trembles/Montréal-Est, alors sous la gouverne du directeur général, Jean Gauthier, a entrepris un virage vers une gestion axée sur les résultats. Nouvellement en poste après le départ à la retraite de M. Gauthier, Annie Bourgoin entend poursuivre le ce tournant amorcé par son prédécesseur.
« Le changement qu'on a entrepris depuis les deux dernières années, c'est de faire plus avec les mêmes ressources. Nous avons donc décidé de cibler nos priorités et donc de faire moins d'activités, mais avec plus d'intensité », explique la nouvelle directrice générale.

Annie Bourgoin a récemment été nommée à la tête de l'organisme de développement économique, après avoir occupé successivement les postes de conseillère en gestion, de directrice des services aux entreprises, puis de directrice générale adjointe. Elle cumule un total de 10 années de services au sein de la SODEC.

« Je m'inscris en continuité avec ce qui a été fait depuis les dernières années », explique la directrice générale, affirmant que l'organisme aspire à être plus performant, notamment en mesurant les résultats de ces actions et en y apportant les changements nécessaires.

Selon Mme Bourgoin, la SODEC RDP/PAT/ME serait actuellement le seul organisme montréalais dont le mandat relève d'un centre local de développement à avoir concrétisé ce virage. Elle estime toutefois que plusieurs autres organismes socio-économiques emboîteront le pas sous peu pour des raisons stratégiques. « On dépend des bailleurs de fonds à qui l'on doit rendre des comptes. Les organismes comme nous ont souvent peu de ressources et peu de temps, mais les résultats sont probants, dit-elle.

« On sait que nos actions portent des résultats, mais on ne les avait encore jamais mesurés », poursuit-elle.

Mme Bourgoin trouve d'autant plus important de connaître le fruit des actions posées par l'organisme afin de pouvoir justifier les dollars donnés chaque année par le gouvernement. « L'an dernier, nous avons reçu 136 000 $ du ministère du Développement économique du Canada. Ce montant nous permet de publier, une fois par mois, nos bulletins de veille stratégique pour les entreprises du secteur. »

Rappelons que le ministre de Développement économique du Canada, Jean-Pierre Blackburn, a récemment annoncé qu'à compter du 31 mars 2010, il retirerait les subventions aux OSBL du Québec. D’ici là, les subventions seront coupées graduellement. Une façon de faire qui a été déplorée par différents acteurs économiques québécois au cours des dernières semaines.

« Si on n'a plus la subvention, ces bulletins risquent de disparaître et les investissements qu'ils génèrent annuellement aussi », laisse savoir Mme Bourgoin.

En janvier dernier, l'organisme a réalisé un bulletin spécial dans lequel il faisait le portrait de 12 entreprises exportatrices du secteur. Ce bulletin a généré, à lui seul, 700 000 $ d'investissements. « C'est donc dire que si le ministre met un terme aux subventions, il se privera de tous ces investissements.

« Nous n'avons pas la prétention de dire que les entreprises disparaîtraient si nous n'étions pas là, poursuit la directrice générale de la SODEC. Mais nous sommes un levier, nous sommes là pour faciliter le travail des entreprises. L'argent qui est donné à des organismes locaux est nécessairement porteur de résultats. »

Mme Bourgoin rappelle qu'avec ses huit employés, la SODEC RDP/PAT/ME offre un service-conseil aux entreprises, les accompagne dans leurs démarches d'obtention de financement et développe des projets structurants. Elle croit fermement en l'importance de créer des partenariats entre les différents acteurs socio-économiques et communautaires afin d'avoir le plus d'effet possible et ainsi faire lever l'économie de la région. Une mesure qui sera prises en compte dans le nouveau Plan d'action local pour l'économie et l'emploi (PALÉE) qui sortira dans quelques mois.

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