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Un pas de plus vers la construction d'un bâtiment institutionnel dans le parc René-Masson

Audrey Gagnon par Audrey Gagnon
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Article mis en ligne le 27 mars 2008 à 7:00
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Un pas de plus vers la construction d'un bâtiment institutionnel dans le parc René-Masson
Le comité exécutif de la Ville de Montréal appuie la proposition de l'arrondissement de Rivière-des-Prairies/Pointe-aux-Trembles de protéger des milieux naturels à la tête de la coulée Grou pour compenser la superficie qui sera amputée par la construction d'une maison de la culture et d'un bureau d'arrondissement dans le parc René-Masson.
Les membres ont approuvé la proposition via un accord de principe déposé lors de la séance du comité exécutif du 7 mars dernier. Cet engagement, condition essentielle à la délivrance du certificat d'autorisation du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDQEP) pour le début des travaux, constitue donc un pas de plus vers la construction du bâtiment institutionnel à RDP.

La proposition de l'arrondissement de RDP/PAT vise à intégrer les terrains de la tête de la coulée Grou, d'une superficie totale de 9,91 hectares, au parc-nature de la Pointe-aux-Prairies, afin de les protéger d'un éventuel développement. Une proposition qui, aux yeux du maire de l'arrondissement, Cosmo Maciocia, démontre la volonté de l'arrondissement de protéger l'environnement.

« Le ministère exige en compensation l’équivalent du terrain que nous prenons pour le projet au pôle René-Masson, soit une superficie de près d'un hectare. Nous allons beaucoup plus loin en protégeant dix hectares de terrains situés à la tête de la coulée Grou. Ces terrains comprennent un cours d’eau, des milieux humides, des bois et des friches d’une grande richesse sur le plan de la biodiversité et feront l’objet d’une gestion écologique », a-t-il commenté.

Ce dernier précise que les terrains qui seront intégrés au parc-nature sont zonés résidentiels et possèdent une valeur marchande de plusieurs millions de dollars. Il affirme qu'en les soustrayant ainsi au développement résidentiel, « la Ville se prive de recettes fiscales importantes ».

« L'importance de ce manque à gagner donne la mesure de notre engagement à préserver les milieux naturels dans l’est de Montréal, contribuant par la même occasion à accroître la superficie du parc-nature de la Pointe-aux-Prairies de plus de 4 %, au bénéfice des citoyens de Pointe-aux-Trembles et de tous les Montréalais », a conclu le maire de l'arrondissement.

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