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Les organismes communautaires famille réclament leur juste part de financement

Audrey Gagnon par Audrey Gagnon
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Article mis en ligne le 21 février 2008 à 8:38
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Les organismes communautaires famille réclament leur juste part de financement
Les membres de la Fédération québécoise des organismes communautaires famille (FQOCF), dont fait partie le centre communautaire Le Phare de Rivière-des-Prairies, demandent au ministère de la Famille, des Aînés et de la Condition féminine de rehausser de 15 M$ leur financement annuel afin qu'ils puissent poursuivre leur travail de prévention auprès des familles.
La FQOCF déplore le fait que les organismes communautaires familles (OCF) soient, encore aujourd'hui, sous-financés par rapport aux autres organismes communautaires œuvrant dans des secteurs comparables, comme les centres de femmes ou les maisons de jeunes. Ils estiment que l'État a une responsabilité à l'égard du soutien à apporter aux familles et souhaitent que du financement accru soit inclu dans le prochain budget gouvernemental. « Un investissement supplémentaire dans le financement des OCF […] représenterait une aide directe aux familles québécoises. Il contribuerait à enrichir le tissu social et à envoyer un message positif aux familles et à l'ensemble de la société », a affirmé, par voie de communiqué, la directrice générale de la FQOCF, Marie Rhéaume.

« Pour le travail qu'on fait, on est sous-financé », confirme la directrice du centre Le Phare, Lorraine Doucet. Cette dernière insiste sur l'importance pour les OCF d'obtenir un financement récurrent pour leur fonctionnement de base et non pour des projets particuliers. « Pourquoi faudrait-il toujours financer à partir de problématiques? Le travail qu'on fait en est un de prévention. On accueille les personnes, on les accompagne afin qu'elles se développent, qu'elles s'expriment, explique-t-elle. Aujourd'hui, dans la société occidentale, il n'y a plus le réseau qu'il y avait autrefois, la tante, la grand-mère qui n'habitent pas loin. »

« Il faudrait faire la démonstration du nombre de personnes qui sont passées par chez nous et qui n'ont pas eu besoin d'aller chercher de l'aide dans d'autres organismes, poursuit-elle. Malheureusement, c'est difficilement chiffrable. »

Mme Doucet est d'avis que la société fait tout ce qu'elle peut pour outiller les gens afin qu'ils puissent se débrouiller seuls, mais elle se demande si de remplir ainsi le coffre à outils des personnes est toujours la bonne chose à faire. Parfois, ces personnes ont seulement besoin d'être écoutées, soutient-elle.

« Les organismes communautaires famille ont des mandats différents selon leur territoire, ce qui est normal. Mais je pense que le point qu'ils ont tous en commun, c'est l'accueil. On prend le temps d'accueillir les gens et de les écouter. »

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