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Meilleure communication entre les familles haïtiennes et l'école

Audrey Gagnon par Audrey Gagnon
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Article mis en ligne le 12 février 2008 à 15:01
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Meilleure communication entre les familles haïtiennes et l'école
Le soutien apporté depuis cinq ans aux familles d'origine haïtienne de Rivière-des-Prairies pour favoriser leur intégration en milieu scolaire et communautaire porte aujourd'hui ses fruits. Il y a une meilleure communication entre le personnel des écoles et les parents et ces derniers s'impliquent davantage dans la vie scolaire de leur enfant.
C'est ce que constate Ruth Mibel, agente de liaison entre les familles et le personnel de trois écoles primaires du quartier, à savoir les écoles Denise-Pelletier, Marc-Aurèle-Fortin et Fernand-Gauthier.

« Il y a des changements majeurs. Avant, c'était difficile d'amener les parents à rencontrer le directeur, à assister aux réunions ou à venir à la remise des bulletins. Aujourd'hui, ils se déplacent, ils participent plus », dit-elle.

Mme Mibel travaille à développer la communication entre les parents et le milieu scolaire, s'assure que les parents soient informés de tout ce qui concerne l'école et que les enfants soient mis au courant de l'ensemble des activités scolaires et parascolaires. Elle veille également à outiller le personnel de l'école, de façon à ce qu'il comprenne mieux la réalité des familles haïtiennes. « Souvent, il y a un manque de compréhension du système et de son fonctionnement », affirme l'agente de liaison. De cette incompréhension naissent souvent des conflits.

Étant elle-même d'origine haïtienne, Mme Mibel arrive à créer plus facilement des liens avec les familles. Elle remarque d'ailleurs que ces dernières lui font de plus en plus confiance, en s'ouvrant notamment sur leurs besoins. « Pendant des rencontres que je faisais avec des parents, certains m'ont confié qu'ils avaient des difficultés financières. On les a aidés en leur distribuant des bons de nourriture. C'était nouveau pour nous. Ça favorise le rapprochement interculturel. »

Ce travail auprès des familles haïtiennes, des élèves et du personnel de l'école est réalisé dans le cadre du contrat de ville, une entente intervenue entre la Ville de Montréal et le gouvernement du Québec à la suite du Sommet de Montréal de 2002 pour lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale.

À Rivière-des-Prairies, différentes activités ont également été mises en place pour favoriser l'intégration des familles et la réussite scolaire des élèves. Par exemple, les activités parascolaires comme la danse hip-hop, les échecs et l'improvisation attirent plusieurs jeunes issus de la communauté haïtienne. Des camps de jour sont aussi organisés en période estivale pour les familles à faible revenu et depuis l'an dernier, le projet école du samedi profite aux jeunes de 6 à 12 ans qui ont des difficultés d'apprentissage. L'école du samedi a repris son envol le 9 février dernier à Denise-Pelletier et se poursuivra jusqu'en mai.

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