Des opposants au projet de construction dans le parc René-Masson ont mis une pétition en ligne pour protester contre la destruction d'une partie de ce milieu naturel. (Photo: Patrick Deschamps)
Une pétition en ligne pour sauver le parc René-Masson
Le « regroupement des résidents solidaires de Rivière-des-Prairies », composé de 11 personnes, vient de lancer une pétition en ligne en faveur de la protection intégrale du parc René-Masson, un milieu naturel dans lequel l'arrondissement projette de construire un immeuble aux vocations culturelle et municipale.
Intitulée « Sauvons le parc René-Masson », la pétition s'adresse à l'arrondissement de Rivière-des-Prairies/Pointe-aux-Trembles, à la Ville de Montréal et au ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs. Les signataires demandent « de déclarer le parc René-Masson milieu humide naturel à conserver intact et à protéger pour les générations futures ».
La pétition rappelle les détails inhérents au projet et invite les gens à poser « un geste environnemental significatif » en signant la pétition. Les initiateurs de la démarche affirment qu'un projet de construction à l'intérieur du parc « ouvrirait la porte à toutes sortes de projets immobiliers dans les parcs naturels ».
Mise en ligne en début de semaine dernière, la pétition avait recueilli, en date de lundi, un total de 35 signatures. Précisant ne pas avoir d'objectif chiffré, le porte-parole du regroupement de citoyens, Rémi Castonguay, affirme vouloir obtenir « beaucoup de signatures » afin que la pétition puisse avoir une valeur significative aux yeux des trois instances à qui elle s'adresse.
« On n'espère pas faire des miracles, on sait qu'une pétition n'a pas force de loi, mais on souhaite sensibiliser les gens, précise M. Castonguay. Disons que ça ajoute à la balance, c'est un élément de plus qui peut être encourageant. »
Rappelons que dans le cas du projet domiciliaire sur l'île Charron, une pétition mise en ligne par le Conseil régional de l'environnement de Montréal et ayant recueilli quelque 18 000 signatures avait contribué, en partie, à permettre l'imposition d'un moratoire sur tout projet de construction à cet endroit.
Au bureau du maire de l'arrondissement, on a simplement rappelé que le projet serait « un pôle écologique, sportif et culturel avantageux pour tout le monde, réalisé en collaboration avec le ministère de l'Environnement ».