Thomas Beauregard vit sur nuage depuis quelques semaines. (Photo: gracieuseté)
Thomas Beauregard vit son rêve et fait bonne impression
Au camp d'entraînement des Canadiens de Montréal
Le Prairivois Thomas Beauregard a réalisé l'un de ses plus grands rêves, le 18 septembre dernier. Le hockeyeur de 20 ans a porté l'uniforme du Canadien de Montréal dans un match préparatoire, face aux Penguins de Pittsburgh.
« J'ai vécu des moments indescriptibles. Lorsque j'ai effectué ma première présence sur la patinoire, j'étais très nerveux, mais c'était débile! C'était malade! », affirme-t-il.
Beauregard a d'ailleurs bien tiré son épingle du jeu, récoltant une mention d'aide sur le premier but du Tricolore, marqué par Bryan Smolinski.
Le lendemain, dans un match présenté à Moncton, Beauregard était également de la formation partante face aux Islanders de New York. Il a amassé un deuxième point en autant de jours, se faisant complice sur le filet inscrit par Sergei Kostitsyn.
« Je n'étais pas satisfait de moi durant le camp, à Pierrefonds. J'étais stressé à l'idée de côtoyer des vétérans comme Alex Kovalev et Saku Koivu. C'est bien beau être nerveux, mais je suis maintenant rendu à ce niveau et c'est ma carrière aussi, réalise-t-il. Je crois avoir fait une bonne impression durant les matchs hors-concours. Maintenant, les dirigeants du Canadien me connaissent vraiment. Je retourne à Hamilton avec la tête haute. »
Les entraîneurs du Canadien, Guy Carbonneau et Kirk Muller, n'avaient que de bons mots à son égard. Ils ont notamment mentionné que l'attaquant a été l'une des rares belles surprises du camp d'entraînement.
« Jamais je ne l'aurais cru. J'étais un peu émue de le voir jouer, a avoué la mère de Thomas, elle qui en était à sa première visite au Centre Bell. Quand je l'ai vu sauter sur la patinoire, j'ai remarqué qu'il était très nerveux, mais j'espérais qu'il s'amuse et qu'il en profite.
« C'est évident qu'il aurait aimé marquer un but, mais ça viendra. C'était un moment grandiose pour lui. Il a joué parmi les plus grands. Qu'il se soit rendu à ce niveau représente une grande victoire! », estime-t-elle.
Un homme changé à jamais
Cette expérience marquera Thomas Beauregard pour le reste de sa vie. Même s'il a éprouvé certaines difficultés à réaliser ce qui lui arrive, il a su profiter de sa chance pour épater l'état-major du Canadien. À tel point que sa personnalité aurait quelque peu changé, selon sa mère.
« Depuis le début du camp des recrues, je n'avais pas vu mon fils aussi heureux dans sa vie. Thomas est beaucoup plus souriant qu'il l'était auparavant », constate-t-elle.
« J'ai vécu une expérience spéciale. J'ai réalisé ce que tout joueur de hockey veut accomplir un jour. J'imagine le nombre de personnes qui voudraient être à ma place » a lancé, avec un sourire aux lèvres, l'attaquant qui a porté le numéro 81 durant les matchs préparatoires.
Son mode de vie a également pris une tournure totalement différente. Outre la célébrité qui se rattache au Club de hockey Canadien, Thomas Beauregard devait composer avec une meute de journalistes bien plus imposante qu'à Acadie-Bathurst, lorsqu'il évoluait avec le Titan (LHJMQ).
« Je n'ai pas eu de problème avec ça. Je me suis fait bien guider par les gens qui s'occupent des relations avec les médias. Et je suis conscient qu'à Montréal, le monde aime connaître les commentaires des joueurs. C'est la meilleure ville de hockey au monde! »
Si le joueur invité au camp du Canadien poursuit sur sa lancée et gagne des points avec les Bulldogs, il pourrait bien obtenir un contrat à deux volets (Hamilton et Montréal) au cours de la saison.