La Prairivoise, Yohana Laurin, a été choisi parmi les dix finalistes du concours VJ recherché à Musique Plus.
(Photo: Daniel Marchand)
Quand il faut suivre sa petite voix intérieure…
C'est lorsqu'elle est sur scène et que les caméras roulent que la Prairivoise Yohana Laurin se sent le mieux. C'est probablement pour cette raison que les juges ont succombé à son charme et l'ont choisi comme l'une des dix finalistes du concours VJ recherché, à Musique Plus. Malheureusement, l'aventure s'est terminée abruptement pour elle, puisqu'elle a été évincée lors de la dernière évaluation.
Rencontrée au Collège Saint-Jean-Vianney, Yohana profitait d'une journée de congé avant d'entrer dans l'appartement de Musique Plus pour discuter de son expérience avec les élèves. « Il n'y a pas si longtemps, je touchais le fond du baril et pourtant aujourd'hui, je vis mon rêve », raconte-t-elle.
D'aussi loin qu'elle se souvienne, elle a toujours été passionnée par les arts et le spectacle. Étudiante en théâtre au Cégep Marie-Victorin, elle se voit obliger d'arrêter les cours pour une raison personnelle. « Puis, un jour quand j'ai ouvert la télé, j'ai vu l'annonce du concours et je me suis dit que c'était ma chance! Je suis allée à la première audition, le 31 mars, puis j'ai été choisi pour la deuxième et j'ai su une semaine avant la première que je faisais partie des finalistes », mentionne-t-elle.
De là, tout a déboulé rapidement, mais Yohana savoure chaque moment, sans trop penser à ce qui pourrait arriver. « Je suis là pour apprendre et je ne suis vraiment pas opportuniste. Je ne voudrais pas que les gens pensent que je suis là par facilité, parce que je n'ai pas réussi à m'y rendre d'une autre façon. De mon propre chef, j'ai contacté un ami journaliste afin qu'il m'aide lors d'entrevue, j'ai pris des cours de diction, et je travaille vraiment fort parce que je sais que les autres filles ont de l'expérience dans le domaine. »
La passion avant tout
Faisant maintenant partie des personnalités publiques, Yohana Laurin compte bien profiter de sa nouvelle tribune pour faire passer un message clair: « Il faut toujours écouter sa petite voix intérieure et suivre ses passions ». « Souvent, quand on veut aller en art ou dans n'importe quel programme contingenté, nos proches nous disent souvent que ça ne vaut pas la peine, que c'est difficile. Eh bien, moi je crois que tant que la passion est là, on peut vraiment tout faire », affirme-t-elle.
La vision qu'ont certaines personnes de Rivière-des-Prairies l'attriste aussi un peu. « Quand on parle de l'arrondissement, on souligne les meurtres, les gangs de rue, les feux le vandalisme, mais on n'entend rarement parler des choses positives et des gens bourrés de talent », souligne-t-elle. Et du talent, il y en a beaucoup selon Yohana. Quelques secondes lui suffisent à nommer le planchiste Maxime Legendre ou encore David Loiseau, qui excelle en combat ultime. « Il ne faut pas avoir peur de participer aux concours et de se faire connaître. À RDP, on doit se sortir la tête et montrer ce qu'on peut faire », s'exclame Yohana.
La politique familiale, elle en pense quoi? « C'est une bonne idée, mais je crois qu'il y a encore beaucoup de choses à faire pour les familles. Il y a la Journée de la famille où les gens peuvent se retrouver, mais sinon, on n'a pas énormément de projet. Pourtant, on pourrait faire quelque chose avec la Gang allumé ou d'autres organismes. Peut-être que les jeunes ont peur de se lancer? »
Ce n'est qu'un début…
Deux jours après l'élimination, Yohana Laurin s'est dit fière de son passage à Musique Plus. « Je me doutais énormément que j'allais être éliminée. Je n'étais pas si surprise que ça. Par contre, j'ai été déçue des arguments donnés par les juges. Oui, j'étais stressée, mais ils n'arrêtaient pas de parler du mauvais français de Laurence. En même temps, je devais partir une fin de semaine où l'autre et ça s'est fait maintenant », avoue la finaliste.
Bien qu'elle ait dû quitter l'appartement ce week-end, Yohana affirme que l'aventure est loin d'être terminée. Elle compte d'ailleurs s'inscrire à l'école ProMédia et faire différents stages dans le domaine de la télévision. « Quand je dis qu'il faut toujours garder espoir, c'est vrai! »
(Photo: Daniel Marchand)