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Il a beaucoup été question d'argent en cette 17e journée de campagne

Presse Canadienne Article mis en ligne le 21 novembre 2008 à 0:00
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Il a beaucoup été question d'argent en cette 17e journée de campagne
Les questions d'ordre financier ont retenu l'attention de la 17e journée de la campagne électorale, vendredi, alors que Mario Dumont et Pauline Marois ont tous deux accusé le chef libéral Jean Charest de faire preuve d'imprudence dans le dossier de la Caisse de dépôt et placement du Québec. LA PRESSE CANADIENNE/Peter McCabe
MONTREAL - Les questions d'ordre financier ont retenu l'attention de la 17e journée de la campagne électorale, vendredi, alors que Mario Dumont et Pauline Marois ont tous deux accusé le chef libéral Jean Charest de faire preuve d'imprudence dans le dossier de la Caisse de dépôt et placement du Québec.
Le Parti québécois a de plus présenté son cadre financier, à l'occasion d'une allocution de Mme Marois devant les membres de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.
De passage en Abitibi-Témiscamingue, M. Dumont a reproché à M. Charest de ne pas s'être assuré que la Caisse de dépôt et placement gère le "bas de laine" des Québécois en "bon père de famille".
"La Caisse de dépôt, Jean Charest avait le devoir d'avoir un oeil dessus pour une gestion en bon père de famille et plutôt que ça, il a laissé notre Caisse de dépôt être gérée par des spéculateurs", a lancé le chef de l'Action démocratique en point de presse à Rouyn-Noranda.
"Il a laissé cette approche de spéculateurs devenir le mot d'ordre à la Caisse de dépôt, a-t-il ajouté. Aujourd'hui, on paye pour ça. Aujourd'hui, les Québécois s'inquiètent de ça."
Mme Marois a elle aussi accusé M. Charest de faire du "gambling" avec l'argent des Québécois en raison des pertes subies par la Caisse de dépôt et de placement.
"Je pense qu'il a déclenché des élections parce qu'il avait peur des résultats", a déclaré la chef péquiste vendredi matin à l'hôtel de ville de Montréal, après une rencontre avec le maire Gérald Tremblay.
M. Charest a réagi aux attaques de ses adversaires en affirmant que "ce dont on parle, c'est le respect du rôle que joue la Caisse de dépôt et placement du Québec, et surtout de respecter le fait qu'on ne doit pas intervenir politiquement dans les affaires de la Caisse de dépôt et placement du Québec. C'est une erreur de faire ça".
D'autre part, un gouvernement du Parti québécois encaisserait des déficits aux deux premières années de son mandat, mais un surplus de 400 millions $ dans cinq ans.
Au dévoilement du cadre financier des engagements péquistes, le porte-parole en finances, François Legault, a assuré que les prévisions du PQ sont "conservatrices" et a écarté toute augmentation d'impôts ou de taxes.
Au total, les promesses du PQ coûteraient 1,6 milliard $ supplémentaires sur cinq ans au Trésor, mais l'accroissement graduel des revenus de 2 milliards $ permettrait, à terme, de laisser une marge de 400 millions $ au bout du compte, selon M. Legault.
Il a précisé que les prévisions sont plausibles si les déficits accumulés par le gouvernement au cours des dernières années sont transférés à la dette et si la réserve apparemment existante est utilisée, conformément à ce que prévoyait le projet de loi 85.
Le gouvernement libéral prévoit un déficit accumulé de plus de 5 milliards $, a déploré M. Legault.
"On pense qu'on ne peut pas réduire les dépenses de plus de 5 milliards $ pour effacer les déficits creusés pas les libéraux. (...) Il faut dire à la population qu'on est en déficit. Maintenant, on ne fera pas payer la population, mais on s'engage, d'ici à la fin du mandat, à ce que les revenus égalent les dépenses. Mais le trou de 5,8 milliards $ creusé par les libéraux, on n'ira pas pénaliser les Québécois pour ça", a dit M. Legault, qui accompagnait Mme Marois devant la Chambre de commerce.
Etudiants étrangers
M. Charest a profité de son passage à l'école Polytechnique, à Montréal, pour affirmer que le Québec doit miser sur l'arrivée massive d'étudiants étrangers pour contrer la pénurie de main-d'oeuvre qualifiée appréhendée. Il a ainsi promis qu'un gouvernement libéral mettrait sur pied un bureau de recrutement afin d'en attirer davantage en sol québécois.
M. Charest a indiqué que, sur 25 000 étudiants provenant d'autres pays qui fréquentent annuellement nos écoles, moins d'un sur 10 choisi ensuite de s'établir au Québec.
Le chef libéral compte développer une stratégie agressive pour faire en sorte que plus de 2000 étudiants par année s'installent chez nous pour occuper des emplois disponibles.
"On doit créer une image de marque, adopter une approche de marketing. Il faut aller vendre la qualité de l'enseignement postsecondaire au Québec et vendre les atouts du Québec comme société", a-t-il expliqué.
Selon lui, dans moins de cinq ans, les pays se livreront une chaude lutte pour attirer des travailleurs compétents.
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