La répression n'est pas la seule avenue prise par les policiers de Montréal. La prévention fait aussi partie des actions des policiers. Ici, les policiers du poste de quartier 45 effectuent une visite à l'école secondaire Jean-Grou. (Photo: gracieuseté)
La sécurité: une priorité dans les écoles montréalaises
Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et la Commission scolaire de Montréal (CSDM) ont dénoncé une série d'articles établissant le classement de 130 écoles secondaires du Québec en fonction du nombre d'appels pour des actes violents acheminés au 9-1-1.
« C'est un article qui insécurise les enfants, les parents et les enseignants et qui ne représente pas nécessairement la réalité. Notre priorité, c'est d'offrir un environnement sécuritaire pour les jeunes », a expliqué Yvan Delorme, le directeur du SPVM.
La CSDM et le SPVM ont tenu à rectifier les faits énoncés dans les articles publiés, les 26 et 27 février dernier, dans le Journal de Montréal et ont déploré les conséquences négatives et le climat de panique qu'ils ont engendré dans les écoles.
Selon M. Delorme, le nombre d'appels logés au 9-1-1 ne constitue pas un indicateur fiable pour jauger le taux de violence régnant dans une école. « Dans l'article, la seule base d'information pour faire le classement et évaluer la menace est fondée sur les appels au 9-1-1 et la plupart du temps, les appels sont non fondés. Même s'il s'agit d'une plaisanterie, nous nous déplaçons et cela compte comme un appel. C'est ça qui fait la disparité d'une école à l'autre. »
Il a aussi précisé que les écoles secondaires de l'île de Montréal ne devraient pas hésiter à contacter les services policiers et à partager les informations afin d'assurer la sécurité sur le territoire montréalais.
« On ne nie pas la violence, on essaie de ne pas cacher le problème. Ce qui est dommage, c'est qu'on essaie d'établir un climat de confiance et c'est un net recul si jamais une école décide de ne plus appeler la police parce qu'elle a peur d'être cataloguée comme une école violente », a ajouté M. Delorme.
De son côté, la CSDM a dénoncé le traitement sensationnaliste du quotidien montréalais et a estimé que les protocoles d'entente entre les écoles et leur poste de quartier répondent aux besoins de sécurité des élèves et des parents.
« La violence, nous ne la nions pas. C'est un fait de société. Par contre, ce qu'il faut savoir, c'est que la Commission scolaire de Montréal prend ses responsabilités pour que toutes ses écoles soient sécuritaires », a indiqué par voie de communiqué, Diane De Courcy, la présidente de la CSDM.