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Est de Montréal: priorité transport

Guillaume Picard par Guillaume Picard
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Article mis en ligne le 21 février 2007 à 15:38
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Est de Montréal: priorité transport
Le président de la Chambre de commerce et d’industrie de l’Est de l’île de Montréal, Daniel Marcoux. (Photo: Patrick Deschamp)
Est de Montréal: priorité transport
Alors qu’une autre joute électorale s’ouvre au Québec, les 750 000 résidents de l’Est de Montréal et les 30 000 entreprises du secteur attendent toujours le déblocage du dossier de la modernisation de la rue Notre-Dame. L’impatience commence à se faire sentir.
À la Chambre de commerce et d’industrie de l’Est de l’île de Montréal (CCIEIM), après l’annonce en janvier d’investissements records de 7,9 milliards de dollars sur le réseau routier du Québec d’ici 2011, on déplorait que le projet soit une fois de plus relégué aux calendes grecques en raison d’une « bataille politique » entre le ministre des Transports et le maire de Montréal : « Quand nos dirigeants politiques mettront-ils de côté leurs guerres de pouvoir pour penser au mieux-être de leurs électeurs ? », se demandait le président de la CCIEIM, Daniel Marcoux.

En entrevue avec Montréal Express, M. Marcoux réitère « qu’il est temps de passer à l’action, après plus de 30 ans de belles promesses électorales ». Selon lui, la modernisation de Notre-Dame doit se faire en même temps que le prolongement de l’autoroute 25, deux projets indissociables. Pour le président de la CCIEIM, le parachèvement du réseau autoroutier est capital afin d’assurer une meilleure fluidité sur les routes montréalaises.

Pour souligner toute l’urgence d’agir dans le dossier de Notre-Dame, M. Marcoux rappelle que la rue est dangereuse et que sa congestion engendre des coûts importants pour les usagers de la route comme pour les entreprises : « C’est un désavantage économique qu’on a dans l’Est par rapport à d’autres secteurs. Quand un entrepreneur regarde où il va s’établir et qu’il voit que les routes d’accès sont difficiles et peu sécuritaires, c’est clair que c’est un point négatif. (…) Le fait que les voies soient difficiles d’accès, ça décourage les gens à venir travailler chez nous et la main-d’œuvre est une rareté pour tous. »
Du sable dans l’engrenage
Daniel Marcoux croit que la guerre entre le MTQ et l’administration Tremblay-Zampino coûte cher à l’Est : « Depuis six mois, on s’aperçoit qu’il y a du sable dans l’engrenage et que les hauts fonctionnaires, des deux côtés, ont de la difficulté à s’entendre. Quand on voit qu’il n’y a que 6,5 millions $ réservés pour Notre-Dame en 2008-2008, on trouve ça inacceptable. »
Daniel Marcoux est plus positif en ce qui a trait au parachèvement de la 25 et à l’aménagement d’un train de banlieue pour desservir l’Est et la couronne nord-est de la région métropolitaine.

« Au niveau du train de banlieue de l’est, ça va quand même assez bien. On suit le dossier de façon régulière. Un de nos membres est très proche de Joël Gauthier, le président de l’Agence métropolitaine de transport, et on se tient au courant de la progression. Sur le territoire de Montréal, il reste deux stations à finaliser », affirme M. Marcoux. Dans L'Informateur de Rivière-des-Prairies du 7 février, le député de Lafontaine, Tony Tomassi, confirmait que le train de banlieue pourrait être en service aussi tôt qu’en 2008, sinon en 2009.
Les autres enjeux de l’Est
D’autres enjeux sont soulevés par la CCIEIM : l’accès par autobus dans les parcs industriel ainsi que le développement du pôle olympique, avec la construction du Stade Saputo et le déménagement du Planétarium de Montréal, mais aussi la transformation du stade en un complexe multidisciplinaire.
«Il faut commencer par régler le cas du toit, après on pourra voir ce qu’on peut faire avec notre stade. Mais on sait que les coûts de conversion seraient moins élevés que la construction d’un centre de foire de calibre international. »
Le Cirque du Soleil au stade ?
Et le Cirque du Soleil au stade tant qu’à y être ? « Si on pouvait intéresser le Cirque du Soleil à faire un projet permanent au stade olympique, ce serait de toute beauté. Des gens ont émis cette idée au sein de la Chambre. »

Enfin, la CCIEIM réclame le retour du programme Révi-Sols pour soutenir la décontamination des terrains dans l’Est. « Révi-Sols avait été extrêmement bénéfique, mais l’absence d’une telle politique, actuellement, est un frein au développement. »

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