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Permis révoqués pour le café-bar Le Ritz

Marie-Josée Chouinard par Marie-Josée Chouinard
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Article mis en ligne le 8 février 2007 à 14:47
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Permis révoqués pour le café-bar Le Ritz
Après des années sous la loupe des policiers, le café-bar Le Ritz a vu son permis de vente d'alcool et celui d'exploitation d'appareils de loterie vidéo être révoqués. La Régie des alcools, des courses et des jeux a tranché le 19 janvier dernier. Les permis de l'établissement sont suspendus pour une période de 135 jours. Le responsable des lieux, Antonio Sciandra, ne pourra récupérer ses permis qu'à certaines conditions.
(Saint-Léonard) - Il faut dire que le café-bar ne fonctionnait vraiment pas de façon traditionnelle. Après des visites administratives des lieux, des policiers ont noté que plutôt que d'y accueillir les clients à bras ouverts, la porte était verrouillée et contrôlée à l'aide d'un mécanisme électronique. Les policiers gardaient l'établissement à l'oeil et ont compilé un imposant dossier contre lui.

En fait, selon les constatations des policiers, on y vendait peu de café et d'alcool. Aucune liste de prix n'y était d'ailleurs affichée. Plusieurs perquisitions ont permis d'y saisir de la marijuana, du haschich, de la cocaïne et de l'ecstasy. Même le four à pizza aurait servi à cacher des stupéfiants. Des appareils d'amusement n'étaient pas conformes et n'étaient pas adéquatement immatriculés.

Lors des interventions policières, différents employés ont été arrêtés soit pour trafic de stupéfiants ou pour bris de condition. Plusieurs avaient déjà un dossier judiciaire. Un seul point commun les unissait : aucun n'était capable d'identifier le propriétaire de l'établissement, ni de le contacter.

Sous peu, les autorités policières se rendront donc au café-bar du 9450, boulevard Lacordaire, pour y mettre sous scellés les boissons alcooliques.

Pour sa part, le responsable de l'établissement s'est engagé à vérifier dorénavant les antécédents judiciaires de tous ses employés, et ce, dans le but de refuser comme employé toute personne ayant été condamnée pour trafic de stupéfiants dans les cinq dernières années.

Le commandant du poste de quartier 42, Sylvain Champagne, avoue toutefois que cela ne ralentira pas les ardeurs des policiers qui garderont l'oeil ouvert. « Le message qu'on envoie, c'est qu'on ne lâche pas le morceau. On va veiller à ce que la décision de la Régie des alcools, des courses et des jeux soit respectée. On va surveiller, comme on le fait pour tous les bars de l'arrondissement », assure le commandant Champagne.

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