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Construction d'un centre professionnel dans Mercier-Est

Le projet soulève l'ire de résidents du secteur

Steve Caron par Steve Caron
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Article mis en ligne le 11 janvier 2007 à 14:48
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Construction d'un centre professionnel dans Mercier-Est
Les anciens locaux de Houle Toyota, sur la rue Hochelaga, pourraient être transformés en centre professionnel, mais des citoyens du quartier ne voient pas ce projet d'un bon œil. (Photo : Patrick Deschamps)
Construction d'un centre professionnel dans Mercier-Est
Le projet soulève l'ire de résidents du secteur
La possible construction d'un centre professionnel au coin des rues Hochelaga et Paul-Pau n'enchante pas tous les résidents du secteur qui veulent qu'un référendum soit tenu sur cette question.
Le projet du promoteur prévoit l'implantation d'une clinique et d'un laboratoire médicaux, d'une clinique dentaire et d'une pharmacie. Le tout serait construit dans les anciens locaux du concessionnaire automobile Houle Toyota.

Les problèmes de stationnement, l'augmentation de la circulation automobile, les heures d'opération du commerce et l'ampleur du projet sont à la base des contestations. La hauteur de l'édifice qui est projeté, avec ses trois étages, privera des citoyens d'ensoleillement et de vue sur le quartier. Ce sera notamment le cas pour le voisin immédiat du centre professionnel, Serge Gagnon.

« Je vais me retrouver avec trois étages de tôle comme vue. Il y a seulement 12 pieds qui séparent ma propriété du centre professionnel. Les employés qui travailleront aux étages supérieurs auront une vue directe sur ma cour. Je perdrai toute intimité et il en sera aussi ainsi pour plusieurs propriétaires résidentiels environnants », de déplorer M. Gagnon.

Les résidents craignent que le centre professionnel ne vienne perturber la tranquillité du secteur. « Avec une pharmacie dans le projet, il est clair que les va-et-vient de la clientèle seront un irritant. Nous souffrons déjà d'un manque de place de stationnement et là, ce sera encore pire. Le projet prévoit une douzaine d'espaces de stationnement, ce qui est nettement insuffisant. Les clients n'auront d'autres choix que d'utiliser les rues environnantes au détriment des résidents », ajoute M. Gagnon.

Celui-ci anticipe déjà les perturbations reliées à la construction proprement dite du projet. Le terrain de l'ancien concessionnaire automobile est contaminé et durant les travaux de décontamination, il affirme que tout vibrait chez lui.

« C'était devenu insupportable. Je me demande bien ce que ce sera lorsque les ouvriers se mettront à la tâche pour tout construire. »

Les opposants au projet ont réussi à amasser le nombre de signatures requis pour qu'un registre ait lieu, étape préliminaire au référendum. Le registre aura lieu le 18 janvier, de 9 h à 19 h, au bureau d'arrondissement situé au 5600, rue Hochelaga. Les citoyens habitant dans les zones contiguës au projet doivent signer le registre pour qu'un référendum soit, par la suite, tenu.

Depuis quelques semaines, les opposants au projet sillonnent le quartier pour aviser le plus de gens possible de la tenue du registre. Lors de leur porte-à-porte, ils soutiennent recevoir un bon appui des gens. Ils espèrent que ces appuis seront aussi concrets le 18 janvier.

« Nous nous battons contre des intérêts économiques et une grosse machine, mais nous sommes confiants. Cela fait trois mois que je travaille sur ça et je n'ai pas l'intention d'abandonner », confie M. Gagnon.

Si référendum il y a, ce sera aux citoyens de se prononcer et la majorité l'emportera, ce qui ne veut toutefois pas dire que le promoteur ne pourra pas revenir avec un nouveau projet qui, cette fois, respecterait la réglementation municipale. Toutefois, celui-ci serait moins imposant, donc peut-être plus acceptable pour les résidents du secteur.

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