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La musique : un langage universel

Marie-Ève Courchesne par Marie-Ève Courchesne
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Article mis en ligne le 7 janvier 2007 à 17:51
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La musique : un langage universel
Le violoniste alto Eugène Robitaille fait partie des quelque 50 musiciens à jouer au sein de l'Orchestre symphonique des musiciens du monde. (Photo : Patrick Deschamps)
La musique : un langage universel
La musique est universelle : elle traverse les barrières linguistiques, sociales, mais aussi raciales. Avec l'Orchestre symphonique des musiciens du monde (OSMM), cela prend tout un autre sens.
De prime abord, l'OSMM ne se distingue pas des autres orchestres : il regroupe des musiciens talentueux, qui maîtrisent leur instrument et ont en commun la passion de la musique. En y regardant de plus près, c'est une mosaïque du monde qu'on découvre : certains musiciens viennent du Vénézuela, d'autres de l'Europe de l'Est, de la Syrie, de l'Iran ou encore de l'Asie. Il y en a aussi qui sont tout simplement Québécois, comme c'est le cas d'Eugène Robitaille, un résident de Saint-Léonard. Tout cela en fait un orchestre unique au pays, une « symphonie des nations ».

Leur point commun : ils sont tous rassemblés par le même homme, Joseph Milo, un chef d'orchestre israélien. Immigrant lui-même, il connaissait bien la réalité de ces musiciens qui s'expatriaient de leur pays et qui, malgré leur talent, ne réussissaient pas à se joindre à un orchestre, que ce soit en raison de problèmes liés à la Guilde des musiciens du Québec ou encore de différences de mentalités. Épaulé par son épouse Lucy Ravinsky, qui a été directrice de l'orchestre de chambre de McGill, il a donc eu l'idée de monter un nouvel orchestre multiculturel afin de leur donner la chance de s'intégrer à la communauté musicale de Montréal et de déployer leurs talents, tout en étant rémunérés. Le projet était né et le concert inaugural a eu lieu au début de juin 2006, à la salle de concert Oscar Peterson, à l'Université Concordia.

Être musicien, c'est plus qu'une carrière, c'est une vie, une maîtresse capricieuse avec qui il n'est pas toujours facile de vivre et d'en vivre. Eugène Robitaille, un violoniste alto, en sait quelque chose; depuis 66 ans qu'il y consacre sa vie. Il a bien essayé de faire autre chose, mais il est toujours revenu vers la musique. « Je prends tout ce qui passe », avoue-t-il, ce qui inclut jouer dans des ensembles, mais aussi enseigner la musique six jours semaine, dans l'ouest de l'île et à l'Éveil musical d'Anjou. C'est mieux que certains confrères qui, pour joindre les deux bouts, sont portiers ou bien livreurs de pizza.

Comme le quart des musiciens de l'OSMM, Eugène Robitaille est Québécois, ce qui était un critère dans la formation de l'orchestre, les autres provenant de l'étranger. Ils ont été recrutés grâce des annonces placées dans des médias ou bien par des contacts. Tous ont eu à passer une audition pour être accepté.

Dans les pratiques, les musiciens utilisent la même langue commune, la musique, mais aussi l'anglais. Et si chacun apporte son propre bagage de connaissances, leur son est unique. Parce qu'après tout, comme le résume si bien M. Robitaille, pour que des musiciens puissent jouer ensemble, il leur suffit de savoir lire la musique et de connaître les compositeurs.

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(Photo : Patrick Deschamps)

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