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L'Informateur de Rivière-des-Prairies
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Mine basse chez les minières.

Steven Guilbeault par Steven Guilbeault
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Article mis en ligne le 5 mai 2009 à 12:33
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Mine basse chez les minières.
La Cour fédérale a rendu public, en date du 24 avril, un jugement qui obligera désormais le gouvernement canadien à rendre publiques les données concernant les millions de tonnes de déchets miniers produits annuellement ici au pays.

Évidemment, les groupes qui sont à l’origine de cette cause jubilaient. Il s’agit des groupes environnementaux canadiens suivants : Great Lakes United, Mining Watch Canada et Ecojustice.

Réjouissons-nous également car on ne saurait sous-estimer l’importance de cette victoire. Trop souvent, les citoyens, qui voient les dégâts environnementaux s’opérer sous leurs yeux, se heurtent à un mur de silence et de complicité qui leur barre l’accès à l’information.

Certains parlent même d’un droit à l’information environnementale; cela paraît raisonnable d’exiger de savoir en quoi un projet pourra éventuellement affecter votre santé ou votre qualité de vie.

Les européens se sont donnés un instrument pour encadrer ce droit à l’information; ça s’appelle la Convention de Aarhus. Dans plusieurs cas, les citoyens ont pu se servir des dispositions de la Convention comme d’un levier pour arracher de l’information essentielle.

Ici au, Québec, quand un projet est soumis à l’examen du BAPE (Bureau d’audiences publiques sur l’environnement), les citoyens ont accès à une certaine information. Ils auront accès à l’étude d’impacts environnementale telle que préparée par le promoteur et agréé par le Ministère de l’environnement; de plus les commissaires peuvent exiger de l’information supplémentaire. Mais on pourrait aller beaucoup plus loin.

Et surtout, il faudrait que les autorités politiques fassent respecter le BAPE!

Le projet de la mine OSISCO à Malartic est un beau cas; la compagnie, qui veut établir une mine à ciel ouvert en lieu et place de tout un quartier, a déjà entrepris de déménager des dizaines de maison avant même que les audiences environnementales soient achevées et que les commissaires aient conclu si le projet était acceptable ou non.

C’est ce qu’on appelle mettre la charrue devant les bœufs!

Une coalition québécoise autour de la question des mines a d’ailleurs vu le jour : « Pour que le Québec ait meilleure mine! ».

Je vous invite à encourager cette nouvelle coalition.

Steven Guilbeault

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Fernand Trudel

Commentaire mis en ligne le 8 mai 2009
Le théologien Guilbault est parti en guerre contre les méchantes minières au nom du sacro-saint "principe de précaution" que nous devons avoir en environnement.

Je suis heureux que l'information soit plus transparente mais je m'inquiète des intentions malveillantes de certains groupes environnementaux qui veulent se servir de ces informations pour empêcher les mines d'être exploitées. Comme dans la forêt, les alarmistes écolos nous préparent une floppée de chômeurs.

Ainsi à Malartic, Des opposants dirigé par le chanteur Richard Desjardins, oui le même qui a fermé la forêt, tentent de faire croire que ce projet ne laissera «que des miettes» à Malartic. C'est afficher un profond mépris pour les faits. Voici ce que le président de la compagnie OSISCO a répondu à ces détracteurs tueurs d'économie dans le journal ; Le Devoir récemment.

" De l'exploration amorcée en 2005 jusqu'à la restauration complète du site en 2024, le projet aurifère de Malartic aura une durée de vingt ans. Pendant cette période, et en dollars d'aujourd'hui: la mine investira un total de 3,2 milliards de dollars, dont 85 % au Québec; la valeur ajoutée créée par la mine s'établira à 1,8 milliard de dollars.
Bien que l'emploi varie au gré des phases du projet, en moyenne la mine engendrera la création de 725 emplois à plein temps chez Osisko et ses fournisseurs pendant ces vingt ans. Environ 560 de ces emplois, soit 77 %, seront situés en Abitibi-Témiscamingue, essentiellement à Malartic, une ville de quelque 3500 habitants.

Les salaires payés par Osisko à ses quelque 460 employés directs pendant la phase d'exploitation de la mine de Malartic seront supérieurs de 70 % aux salaires moyens payés dans la MRC de la Vallée-de-l'Or.

Au total, selon une étude de la firme SECOR, le projet Canadian Malartic engendrera des retombées économiques de plus de 900 millions de dollars en Abitibi-Témiscamingue seulement, pendant les phases de construction, d'exploitation et de restauration.

Osisko versera aux gouvernements du Québec et du Canada plus d'un demi-milliard aux titres des impôts et des droits miniers, excluant les impôts sur le revenu payés par ses employés et ses fournisseurs.

Dans le cadre du projet Canadian Malartic, Osisko entend restaurer un site abandonné de résidus miniers et, ainsi, faire économiser au moins 11 millions au gouvernement du Québec." (Fin de la réponse dans Lke Devoir)

J'aimerais savoir du prêcheur de la religion kyotiste, Steven Guilbault, ce qu'il préconise pour remplacer ce moteur économique important de la région minière de Malartic pour remplacer l'exploitation de cette mine ?

Il est beau de faire cesser des activités mais ces gens vont vivre de quoi ???

Monsieur Guilbault l'anticapitalisme de votre engagement environnementaliste devra un jour ou l'autre nous montrer comment on va vivre de l'air du temps. N'oubliez pas que les gouvernements ne redonnent que ce qu'ils ont pris dans nos poches après avoir ponctionné ses frais d’administration et de bureaucratie. Si les mines et les compagnies forestières n’engagent plus et ne paient plus d'impôts ou de redevances étatiques, par quel miracle vous allez remplacer tout ça ??? Répondez-moi…

La question du net