Alain Meunier et Sonia Racine (consultants de la Coopérative La Clé) ont présenté les résultats d’une consultation menée dans le milieu communautaire prairivois par l’entremise de groupes de discussion (« focus group »), ainsi qu’une ébauche organisationnelle de la Table de développement social.
(Photo: Patrick Deschamps)
Le milieu communautaire en marche vers le Grand Rendez-vous
Une trentaine d’intervenants sociaux ont pris connaissance des résultats d’une consultation menée dans le milieu communautaire prairivois par l’entremise de groupes de discussion («focus group ») et de l’ébauche organisationnelle de la Table de développement social, laquelle sera discutée lors du Grand Rendez-vous qui aura lieu les 20 et 21 novembre.
Il ressort des groupes de discussion du 19 septembre et de la rencontre de présentation du 22 octobre, que les personnes impliquées dans l’action sociocommunautaire se questionnent sur l’efficacité et la multiplication des tables de concertation de tous genres et de l’arrimage entre celles-ci et le plan stratégique de leur propre organisation. Elles déplorent aussi un certain fonctionnement en silo parallèle des organismes et le manque de référence des clientèles entre ces derniers. La langue d’usage des usagers et les heures de réunion sont d’autres obstacles lorsque vient le temps de se rassembler.
Point positif, les participants signalent que le quartier possède une vie associative dynamique où tout bouge rapidement et qu’il n’y existe pas d’historique négative en matière de rivalité entre les organismes ou entre leurs gestionnaires.
Des conditions de réalisation
Quelques conditions ont été identifiées, lesquelles pourraient faciliter la réalisation de la Table de développement social. On pense ainsi à un leadership rassembleur axé sur les résultats plutôt que sur la structure organisationnelle.
L’autonomie et la liberté de participer selon ses intérêts, une approche concrète basée sur les résultats et une perception juste du quartier figurent au nombre des conditions.
On y souhaite « créer un terrain commun inclusif, mais non redondant par rapport aux autres espaces de concertation », peut-on lire dans le document remis aux participants. La qualité de vie des citoyens du quartier serait ce « terrain commun ». Il est aussi important que les intervenants communautaires connaissent les missions et les actions des groupes communautaires autres que le leur.
« On a identifié qu’il y a une réelle volonté de faire un pas collectivement vers l’avant », ont indiqué Alain Meunier et Sonia Racine, les consultants organisationnels de la Coopérative La Clé, organisme chargé de la consultation.
Les gens présents à la rencontre en sont ressortis en partageant les grandes lignes de l’étude et étant prêts à participer au Grand Rendez-vous. Toutefois, certains ont déploré l’absence de représentants du milieu économique dans cette démarche.
« Avec des actions précises, il sera plus facile d’aller chercher les absents. On doit aussi trouver des façons d’intéresser le secteur économique à ce qui se passe dans le milieu communautaire », a souligné l’un des participants. Un autre s’est montré optimiste. « Si tous les acteurs qui doivent être au Grand Rendez-vous y sont, cela transformera le quartier et la façon d’y intervenir. »
(Photo: Patrick Deschamps)