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Pourront-ils arrêter Justin?

Richard Cléroux par Richard Cléroux
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Article mis en ligne le 18 octobre 2008 à 12:36
Lisez les 5 commentaires à propos de cet article / Réagissez à cet article
Pourront-ils arrêter Justin?
Justin Trudeau avec le foulard de Gerard Kennedy au congrès libéral de 2006
Pourront-ils arrêter Justin?
Stéphane Dion, c’est maintenant du passé. Merci, bonsoir.
Les Libéraux ne pardonnent pas facilement à leurs chefs qui perdent des élections. Encore moins lorsqu’il a livré le pire résultat (26.2%) en matière de vote populaire de toute l’histoire du Parti.



Le verdict est clair et sans appel. Pour certains, il ne vient pas assez vite.



Certains Libéraux préparent déjà leur campagne au leadership. Les couteaux sont déjà sur la meule à se faire aiguiser. Les ‘futurs’ sont à s’allier à des candidats potentiels ou ont discrètement commencé à choisir leur garde rapprochée. Chacun prépare son camp.

Un nom que tous voudront dans leur camp c’est Justin Trudeau, 37 ans, qui a travaillé très fort pour ravir la circonscription de Papineau au Bloc québécois.



Il s’est pris de bonne heure pour y arriver. Dix-huit mois à faire du porte-à-porte. Malgré tout, Trudeau a même trouvé le temps d’aller dans la petite ville de Hawkesbury, Ontario, pour aider au Libéral Dan Boudria, dans une cause perdante. Le geste ne sera pas oublié. Surtout pas des Franco-Ontariens qui se sont sentis assez invisibles durant la campagne.

Le jeune Trudeau aurait bien pu se présenter ailleurs que dans Papineau ou c’était plus facile, comme Marc Garneau dans Westmount, mais non, il a voulu faire ses preuves dans une des circonscriptions les plus pauvres du Canada.



Les partisans du Bloc n’ont rien négligé pour affronter Trudeau. Ils ne sont pas fous. Ils voient venir une future vedette de loin. Trudeau est un gars organisé. Il a son propre site Internet qui fait appel aux jeunes et qu’il garde à jour.



Même sa biographie sur Wikipedia était à date, deux jours après les élections. Justin Trudeau a une franchise qui est rafraîchissante. Y compris sa façon de relancer Bernard Derome, le grand manitou de l’information à Radio-Canada. Bernard Derome, qui l’interviewait lui reprochait de ne pas donner une réponse claire. Trudeau de rétorquer : Posez-moi une question claire alors! « Ah ben là je reconnais le père» de conclure Derome.

Trudeau fils ne se cache pas d’avoir appuyé Gerard Kennedy, un autre politicien à l’allure jeune et dynamique comme lui, même si Kennedy est responsable de l’entente secrète qui nous a donné Dion comme leader au dernier congrès et la suite que l’on connaît.

Sur son site Internet on peut lire « le 7 mai 2007 Trudeau a fait ses excuses pour certains rapports dans lesquels il a critiqué la dualité en éducation pour les anglophones et les francophones au Nouveau-Brunswick. »



Le mea culpa continue : « Durant la campagne électorale de 2008 Justin Trudeau a été tourné en dérision par les médias et sur l’Internet en raison d’une vidéo de bienvenue bilingue où il passait constamment du français à l’anglais »



C’est vrai. Il nous rappelait les anciens annonceurs de Blue Bonnets qui criaient « They’re off! C’est un départ. . . . » dans le même souffle. Mais combien de politiciens l’auraient noté dans leur biographie?

Mais Trudeau fils, a des problèmes. Il n’a pas une cenne. Ni d’organisation puissante derrière lui.



D’autres aspirants à la chefferie ont des millions, ou savent où les trouver. Comme Bob Rae qui a Power Corporation et une partie de la gang à Jean Chrétien. Son frère John est vice-président de Power et on connaît les liens entre les familles Desmarais-Chrétien.



Michael Ignatieff a hérité de la vieille organisation de Paul Martin, celle qui a débarqué le père Chrétien. John Manley et Frank McKenna peuvent compter sur la grosse « business » de la rue Bay à Toronto. Gerard Kennedy a son vieil ami Dion (pour ce que cela vaut) et Brian Tobin et Dominic LeBlanc sont forts dans les provinces de l’Atlantique.

Tous les candidats ont des atouts et des faiblesses. Mais personne ne commence la course d’aussi loin en arrière que ce jeune Trudeau, qui finira peut-être le premier.

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Michel Beauparlant

Commentaire mis en ligne le 7 novembre 2008
Le nationalisme québécois, voire le séparatisme ne se porte jamais si bien que quand un Trudeau siège à Ottawa.

Go Justin! Va!

Claude Richard

Commentaire mis en ligne le 5 novembre 2008
Le Franco-Ontarien Richard Cléroux, le chanceux, a hérité d’une chronique dans les Hebdos Transcontinentaux. Pour l’Hebdo Rive Nord, il s’agit d’un retour au commentaire politique, abandonné après le départ de l’éditorialiste Jacques Dupuis. Est-ce une bonne chose, est-ce une mauvaise chose? En tout cas, Transcontinental, à l’instar de Gesca (La Presse, etc.), se garantit contre la dérive souverainiste en recourant à un commentateur fédéraliste sûr.

On en a la preuve avec cette dernière chronique de Cléroux, où perce une admiration à peine voilée du fils Trudeau. Dans un Québec qui vient de rejeter très massivement la vision libérale des rapports Québec-Canada, il faut le faire. Et Transcontinental donne un peu dans la provocation vis-à-vis de sa clientèle en s’orientant de cette façon.

Pour en revenir au fils Trudeau, même si Cléroux souligne, probablement avec raison, l’effort soutenu que le poulain libéral s’est imposé pour gagner Papineau, il faut dire que le terreau était favorable. En effet, cette circonscription a toujours été libérale sauf depuis deux ans et demi; le scandale des commandites avait alors incité nombre de fédéralistes à s’abstenir de voter. La composition ethnique du territoire fait aussi apparaître un fort taux d’électeurs d’origine italienne dont les allégeances sont bien connues. Alors pour le courage, on repassera!

Quant à l’esprit de bravade que Trudeau junior a hérité de son père, si notre commentateur l’admire, on pourrait facilement l’interpréter comme une forme d’arrogance envers les francophones que nous sommes. Rappelons, puisque Cléroux omet de le faire, que Trudeau fils ne reconnaît pour ainsi dire pas la nation québécoise. Il est même à ce chapitre derrière Stephen Harper, qui, lui, ne la reconnaît qu’en paroles et non dans les faits. C’est dire combien Trudeau est décalé par rapport à la majorité québécoise.

Même constat au sujet du bilinguisme, que Justin Trudeau pousse jusqu’à la caricature. Maints observateurs l’ont souligné : imposer le bilinguisme institutionnel aux Québécois, c’est nuire grandement au français, qui a besoin d’un espace propre pour s’épanouir. L’anglais des chansons, des médias, de la publicité, des emballages nous pénètre assez chaque jour sans qu’on en rajoute. Trudeau fils, à ce point de vue, c’est l’incarnation du colonialisme librement consenti.

Désolé, monsieur Cléroux, nous n’avons pas besoins d’un autre Trudeau dans notre décor. Si les Franco-Ontariens le veulent, nous le leur laissons volontiers. Peut-être alors se rendra-t-il compte que le bilinguisme a fait des jeunes Franco-Ontariens des unilingues anglophones à la Avril Lavigne.


Claude Richard

Pierre-Luc Bellerose

Commentaire mis en ligne le 18 octobre 2008
D'entrée de jeu, il est faux de prétendre que M. Trudeau aurait pu choisir une circonscription comme Westmount pour tenter de s'y faire élire. Les circonscriptions gagnées d'avance, qui sont rares au Québec pour les libéraux fédéraux, étaient représentées par un député libéral ou étaient mises de côté pour d'éventuels candidats vedettes qui ne sont jamais venus. La candidature de Justin Trudeau n'était pas la bienvenue et plusieurs bonzes du parti comme Denis Coderre ou même Stéphane Dion ont tenté à un certain moment de se dissocier en quelque sorte de cette démarche entreprise par M. Trudeau. M. Dion ne voulait pas le désigner comme candidat, et ce, dans aucune circonscription comme il l'a fait pour Marc Garneau, étant contraint de le faire après des semaines de pression et de remise en question de son leadership. Que l'on aime M. Trudeau ou non, il a travaillé fort pendant dix-huit mois et il a dû vendre des cartes de membre pour gagner son investiture contre des candidats influents dont Mary Deros, conseillère de la ville de Montréal dans le district de Parc-Extension. De plus, il avait une grosse commande qui l'attendait, soit celle de battre Vivian Barbot et l'organisation du BQ. Il a réussi. Ceci étant dit, malgré tout ce travail, ses compétences, son charisme et son physique vendeur, M. Trudeau n'est pas prêt du tout à prendre les rênes du PLC, et ce, pour plusieurs raisons. Je crois que le parti commence une autre longue traversée dans le désert. Pour ce qui arrive à M. Dion, plusieurs personnes m'ont traité d'idiot ou d'imbécile, mais ça fait deux ans que je disais à qui voulait l'entendre que le parti était pour connaître la pire élection générale de son histoire avec ce chef déconnecté de la réalité.

Pierre-Luc Bellerose

Commentaire mis en ligne le 18 octobre 2008
D'entrée de jeu, il est faux de prétendre que M. Trudeau aurait pu choisir une circonscription comme Westmount pour tenter de s'y faire élire. Les circonscriptions gagnées d'avance, qui sont rares au Québec pour les libéraux fédéraux, étaient représentées par un député libéral ou étaient mises de côté pour d'éventuels candidats vedettes qui ne sont jamais venus. La candidature de Justin Trudeau n'était pas la bienvenue et plusieurs bonzes du parti comme Denis Coderre ou même Stéphane Dion ont tenté à un certain moment de se dissocier en quelque sorte de cette démarche entreprise par M. Trudeau. M. Dion ne voulait pas le désigner comme candidat, et ce, dans aucune circonscription comme il l'a fait pour Marc Garneau, étant contraint de le faire après des semaines de pression et de remise en question de son leadership. Que l'on aime M. Trudeau ou non, il a travaillé fort pendant dix-huit mois et il a dû vendre des cartes de membre pour gagner son investiture contre des candidats influents dont Mary Deros, conseillère de la ville de Montréal dans le district de Parc-Extension. De plus, il avait une grosse commande qui l'attendait, soit celle de battre Vivian Barbot et l'organisation du BQ. Il a réussi. Ceci étant dit, malgré tout ce travail, ses compétences, son charisme et son physique vendeur, M. Trudeau n'est pas prêt du tout à prendre les rênes du PLC, et ce, pour plusieurs raisons. Je crois que le parti commence une autre longue traversée dans le désert. Pour ce qui arrive à M. Dion, plusieurs personnes m'ont traité d'idiot ou d'imbécile, mais ça fait deux ans que je disais à qui voulait l'entendre que le parti était pour connaître la pire élection générale de son histoire avec ce chef déconnecté de la réalité.

Monique Dube

Commentaire mis en ligne le 18 octobre 2008
Tant qu'à moi, il est absoluement vrai que Justin est une future vedette; une étoile même !!! Il est définitivement organisé et il sait ou il s'en va.



Justin Trudeau a la franchise de son père. Je nous le souhaite comme Premier Ministre; d'ailleurs, je le vois déjà à ce poste. C'est un travailleur acharné; il possède de belles valeurs aussi. La famille compte beaucoup dans sa vie. Il va remettre les pendules à l'heure. C'est le grand temps et on en a bien besoin.

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