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Le droit au logement

Article mis en ligne le 7 octobre 2008 à 11:58
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Le droit au logement
Selon Samira Laouni, candidate du NPD dans Bourassa, une vie familiale harmonieuse exige un logement convenable où chaque membre de la famille peut s’adonner à ses occupations préférées. Cependant, vu les hausses de loyers continuelles, de nombreuses familles de Montréal-Nord ne disposent pas d’un appartement approprié.
Jack Layton, le chef du NPD, dans sa plateforme électorale proclamée le 28 septembre dernier, a décidé d’investir 3,5 G$ dans le logement social en les répartissant sur une période de quatre ans. Auparavant, le NPD avait réussi à faire annuler une réduction de 1,6 G$ de l’impôt des entreprises et réaffecter ce montant à la construction de logements à prix abordables.

Les gouvernements successifs, libéraux et conservateurs, auraient fait perdre 52 000 logements sociaux aux Québécois, a déclaré le FRAPRU (Front d’action populaire en réaménagement urbain).

Le gouvernement fédéral injectait de l'argent dans ces logements sociaux, comme les HLM (habitations à loyer modique) et les coopératives d'habitation et OSBL d'habitation (organisme sans but lucratif), et le gouvernement provincial ajoutait sa part. Mais en 1994, le fédéral s’est retiré de la construction de logements sociaux et aucun gouvernement n’est revenu par la suite sur cette décision.

Le FRAPRU calcule que dans la région métropolitaine de Montréal seulement, ce sont 30 000 logements sociaux qui ont été perdus; au Canada, c’est au moins 200 000. Il faut donc reprendre un rythme d'investissement plus soutenu dans le logement social, d'après Mme Laouni.

« On sait qu'on ne rattrapera jamais les 52 000 logements qu'on a perdus, mais qu'on revienne à ce niveau de développement, à tout le moins, de 5000 à 6000 logements sociaux par année, au Québec, financés par les deux paliers de gouvernement », affirme François Saillant, coordonnateur du FRAPRU.

Le NPD propose de construire 200 000 unités abordables d’habitation, de rénover les

100 000 unités existantes et d’octroyer des suppléments au loyer aux 40 000 locataires à faible revenu, dont un bon nombre sont des mères chefs de famille monoparentale. Le NPD veut aussi garantir des hypothèques à faible taux d’intérêt pour la construction de logements abordables en utilisant les profits générés par la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL). Il exige aussi que la SCHL renouvelle et réoriente ses responsabilités afin de faciliter le financement des organismes d’habitations communautaires.

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