Ultramar de Montréal-Est prône la transparence
Ultramar de Montréal-Est promet de poursuivre ses efforts afin d'être le plus transparent possible lorsque des déversements se produisent à son usine. On veut faire le nécessaire pour réduire les délais entre le moment du déversement et celui où on en informe les autorités.
C'est du moins ce qu'a affirmé, en entrevue, le directeur des affaires publiques de l'usine de l'est de Montréal, Michel Martin. « Ça a toujours été notre objectif. Nous sommes tenus par la loi de déclarer au ministère de l'Environnement tout incident et c'est ce que nous avons toujours fait, même s'il peut y avoir eu des délais par moment. Si des améliorations doivent être apportées au processus de communication, nous allons y voir », a-t-il dit.
M. Martin précise que la pétrolière manipule des milliards de litres de produits par année et que, dans ces circonstances, il peut arriver que des incidents surviennent. « Il s'agit en général de fuites de dizaines ou de centaines de litres, ce qui n'est pas énorme », précise-t-il. Ne souhaitant pas revenir sur le déversement de paraxylène survenu il y a cinq ans, le directeur des affaires publiques de la raffinerie de Montréal-Est a quand même tenu à souligner qu'il s'agissait d'un événement atypique et qu'à ce moment-là, « tous les gestes qui devaient être posés ont été posés ».
Rappelons qu'en 2003, une importante quantité de produit toxique entreposé dans un réservoir que louait Ultramar à la compagnie prétrochimique Coastal avait été déversée à la hauteur du quai 105 du port de Montréal, contaminant en partie le fleuve Saint-Laurent.
Cinq ans plus tard, cet événement a fait réagir la ministre de l'Environnement du Québec, Line Beauchamp, qui a annoncé, en début de semaine, la création d'un registre sur Internet répertoriant les interventions d'Urgence-Environnement, à l'exception des déversements qui se produisent dans les accidents de la route, qui sont trop nombreux et souvent sans conséquence.
La ministre s'est également engagée à publier un communiqué pour informer la population de tout incident qui pourrait avoir des conséquences pour l'environnement, qui toucherait une population ou qui nécessiterait une intervention complexe.