Un monde de superstitions
Vous avez sûrement déjà remarqué des athlètes ou des entraîneurs agir de façon très étrange avant d'entreprendre un match. Porte-bonheur original ou rituel personnel, la superstition est un phénomène à la fois inexplicable et compréhensible qui envahit le monde su sport.
Le meilleur exemple actuel est celui de l'entraîneur-chef des Canadiens, Guy Carbonneau. Vous savez sans doute qu'il s'est empressé de porter sa « belle » cravate colorée lors du septième match opposant les Bruins de Boston au Tricolore. Une simple pièce de vêtement qui semble lui porter chance depuis le début des séries. Et vous? Comment avez-vous agi avant et pendant le septième match?
Être superstitieux, c'est tenter de faire en sorte d'améliorer ses chances de succès en portant notre attention à un objet ou en effectuant à répétition des gestes inhabituels. Tout le monde l'a déjà été, même si vous ne l'avez jamais réellement remarqué.
Évidemment, il y a des cas bien particuliers. Chacun possède ses propres « tours de magie », mais certains piquent davantage notre curiosité. En voici quelques-uns qui m'ont marqué…
Lorsqu'il était à son année recrue avec les Canadiens, Patrick Roy parlait réellement à ses poteaux durant les matchs. Entre les périodes, il ne touchait pas à la ligne bleue, ni à la ligne rouge. Et avant la rencontre, il visualisait son filet afin qu'il rapetisse.
Au baseball, le releveur Turk Wendell se brossait les dents après le troisième retrait d'une manche. Mastiquant une chique au monticule, il revenait au banc des joueurs et nettoyait principalement ses molaires.
Le troisième but Wade Boggs est un autre athlète qui débordait de superstitions. Connu sous le surnom de « Chicken Man », Boggs mangeait toujours de la volaille avant chaque match de baseball. Ensuite, il attrapait exactement 150 roulants durant l'échauffement. Pendant le match, entre chaque lancer, il tâtait le sable avec son pied gauche, se tapait dans le gant deux ou trois fois et replaçait sa casquette.
Au tennis, le Croate Goran Ivanisevic essayait toujours d'être le dernier à se lever de son siège après les pauses d'une minute. S'il gagnait son match, il revivait sa journée victorieuse de la même manière à l'aube de son prochain duel: il mangeait au même restaurant, commandait le même repas et parlait aux mêmes personnes!
Avec l'arrivée du printemps, je ne peux m'empêcher de donner un « conseil » aux jeunes joueurs de baseball. Si votre lanceur est en voie de réaliser un match parfait ou sans point ni coup sûr, la superstition nous oblige à ne pas lui adresser la parole et à le laisser isolé sur le banc. À vous de juger!