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L'Informateur de Rivière-des-Prairies
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Quand deux réalités s'opposent

Thierry Bourdeau par Thierry Bourdeau
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Article mis en ligne le 22 avril 2008 à 8:49
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Quand deux réalités s'opposent
Chloé, Maxime et Justine ont déjà un palmarès qui déborde de succès. (Photo: Patrick Deschamps)
Quand deux réalités s'opposent
Vous connaissez l'expression « se sentir petit dans son short »? Il y a un mois, je me suis retrouvé exactement dans cette position. Dans le cadre du Championnat canadien de ski acrobatique, j'ai eu l'occasion de suivre trois skieuses à l'entraînement, mais ce n'était pas évident!
En effet, lors d'une journée précédant les compétitions, j'ai chaussé des skis pour la deuxième fois de ma vie en compagnie des sœurs Maxime, Chloé et Justine Dufour-Lapointe. Disons qu'elles sont pas mal meilleures que moi!

Ensemble, les trois sœurs ont amassé plus d'une centaine de médailles sur les pentes de ski depuis leur tout jeune âge. Des titres sur les scènes provinciale, nationale et mondiale. Elles ont également reçu des honneurs comme un globe de cristal (Chloé) et même une médaille académique du Gouverneur général du Canada (Maxime). Le tout sans compter des prix tels que: le trophée Jean-Luc Brassard, la Coupe Stéphane Rochon et la Coupe Acroski-Laurentides.
Mon aventure, le 20 mars
Il est 11 h 30. La plus jeune des trois, Justine (14 ans), est déjà sur les pentes avec l'équipe du Québec, alors que je m'apprête à suivre Maxime et Chloé, toutes deux membres de l'équipe nationale.
Suis-je nerveux? Un peu, c'est sûr, mais sans plus. Avant même d'entreprendre ma première poussée vers le remonte-pente, les skieuses m'avouent qu'elles croyaient que j'aurais l'air d'un touriste. Ouf! Ça commence bien!

Après avoir eu toute la misère du monde à fixer correctement mes bottes à mes skis, je poursuis tant bien que mal deux skieuses étant parmi les meilleures de la planète.

À peine quelques dizaines de mètres plus bas, l'une d'entre elles me regarde et éclate de rire. Bien qu'elle ne se moque pas de moi, c'est vous dire à quel point la marche est haute. Je tente donc par tous les moyens de ne pas avoir l'air trop fou devant des skieurs qui exécutent des pirouettes dans les airs presque une main dans le dos!

Orgueilleux, je suis les bosseurs sur la piste adjacente qui n'a rien de rassurant pour un débutant. J'hésite un peu, puis, je me risque…

J'entame ma descente, mais je parviens difficilement à tourner. Je tente alors de freiner, mais sans succès. Puis, un faux mouvement et…bang! Une solide débarque; un ski dans le sous-bois, l'autre au bas de la piste, mes pôles ensevelis sous la neige, bref, une vraie « vente de garage », comme dirait Chloé.

C'est à ce moment précis que je me contente d'admirer les prouesses des athlètes. Sage décision. Je crois qu'il était préférable de m'entretenir avec les entraîneurs que de montrer mes « talents de cascadeur ».

Cela dit, malgré ces péripéties, j'ai vécu une journée très enrichissante auprès des trois skieuses. Morale de cette histoire: ne tentez pas de vous comparer aux sœurs Dufour-Lapointe!

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