Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
L'informateur de Rivières-Des-Prairies
Concours photos 2008
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

La consigne doit demeurer, croient les éco-quartiers

Audrey Gagnon par Audrey Gagnon
Voir tous les articles de Audrey Gagnon
Article mis en ligne le 12 mars 2008 à 7:00
Soyez le premier à commenter cet article
La consigne doit demeurer, croient les éco-quartiers
Les grandes chaînes d'alimentation qui réclament l'abolition de la consigne sur les canettes d'aluminium et les bouteilles de plastique arguent que les consommateurs ont désormais une conscience environnementale assez développée pour ne plus avoir besoin de cet incitatif pour les recycler. Faux, estiment des éco-quartiers de l'Est. Selon eux, une partie de ces contenants pourraient plutôt prendre la direction de la poubelle.
« Il y a déjà un gros pourcentage de ces emballages qui vont à la poubelle. Si on enlève la consigne, ça risque d'être encore plus difficile de faire en sorte qu'ils soient recyclés. L'argent incite les gens à récupérer », soutient la nouvelle coordonnatrice de l'éco-quartier Tétreaultville, Élisabeth Viens.

De son côté, la coordonnatrice de l'éco-quartier Maisonneuve/Longue-Pointe, Annie Gosselin, est d'avis que les citoyens sont plus sensibilisés qu'avant, mais constate qu'encore beaucoup de canettes se retrouvent aux poubelles. Le constat est le même du côté de l'éco-quartier Hochelaga. « Oui, les gens sont conscientisés, mais ils ont encore besoin de ce type d'incitatif. Encore trop de personnes mettent les contenants à la poubelle », laisse savoir la coordonnatrice, Pénélope Fleury.

Cette dernière croit que le souhait des commerçants de mettre fin à la consigne est davantage lié à la gestion de ces machines, qu'ils trouvent trop compliquée. Elle considère qu'une telle décision serait une grave erreur. « La consigne est un très bon motivateur », dit-elle, précisant que, de toute façon, les bacs sont déjà pleins et que les surplus sont souvent envoyés directement aux poubelles.

« Mettre une carotte au bout du nez des gens, c'est toujours bon. C'est peu probable que les gens vont mettre ces contenants dans le bac s'ils ne sont plus consignés », commente, pour sa part, le directeur d'Éco de la Pointe-aux-Prairies, Robert Beaulieu. Ce dernier se dit tout à fait contre l'idée de retirer la consigne sur les canettes, mais dit tout de même comprendre le problème que vivent les commerçants. « La gestion des machines n'est pas évidente. D'abord, ça coûte très cher et puis, c'est toujours brisé. Il faudrait qu'ils puissent donner la gestion à des organismes communautaires, ou encore demander à Recyc-Québec ou au ministère de l'Environnement de financer une partie des coûts associés à l'entretien. » Il suggère que le gouvernement pourrait donner aux commerçants une redevance provenant de la taxe sur l'essence ou le tabac.

Tout à fait contre l'idée de retirer les « gobeuses » des supermarchés, les trois éco-quartiers de l'arrondissement de Mercier/Hochelaga-Maisonneuve, de même que celui de Rivière-des-Prairies/Pointe-aux-Trembles, prêchent plutôt pour un élargissement de la consigne à d'autres contenants comme les bouteilles d'eau et les bouteilles de vin.

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins