Début des travaux de l'autoroute 25
Les environnementalistes sont furieux
Le gouvernement a donné le feu vert au promoteur du pont de l'autoroute 25 en octroyant le premier certificat d'autorisation nécessaire au début des travaux.
Les travaux du premier pilier du futur pont sont d'ailleurs commencés à Laval depuis la semaine dernière. Le Conseil régional de l'environnement (CRE) de Montréal, Greenpeace et Équiterre sont furieux.
« Le gouvernement fait preuve d'arrogance. La ministre de l'Environnement, Line Beauchamp, aurait très bien pu retarder l'octroi des certificats d'autorisation, le temps que la Cour supérieure du Québec entende notre cause.
« Même sans la tenue du procès qui entoure la légalité du processus suivi par le gouvernement du Québec, dans cette histoire, on veut nous placer devant un fait accompli et on précipite le début des travaux en émettant beaucoup plus rapidement que prévu le certificat d'autorisation qui aurait empêché le début du processus », de dire André Porlier, directeur général du CRE-Montréal.
Selon Greenpeace, il est d'autant plus important de laisser le pouvoir judiciaire agir en raison du caractère public de ce projet de construction.
« Si tous les partenariats publics-privés échappent à la vigilance du Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE), on retourne 50 ans en arrière en terme d'évaluation de projets au Québec », lance Arthur Sandborn, responsable de la campagne Climat et Énergie de Greenpeace.
Les environnementalistes étudient maintenant la possibilité de recourir à une injonction pour arrêter les travaux.