Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
L'informateur de Rivières-Des-Prairies
actupompier
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Des citoyens réclament la tenue d'un second registre

Audrey Gagnon par Audrey Gagnon
Voir tous les articles de Audrey Gagnon
Article mis en ligne le 23 janvier 2008 à 9:58
Soyez le premier à commenter cet article
Des citoyens réclament la tenue d'un second registre
Des citoyens de Rivière-des-Prairies poursuivent leur croisade pour faire annuler le registre du 9 octobre dernier relativement au projet du parc René-Masson. Ils réclament la tenue d'un second registre dans un endroit plus accessible pour les personnes handicapées et à mobilité réduite. Leur requête est présentement entre les mains de l'ombudsman de Montréal et la possibilité que la cause soit entendue devant le tribunal des droits de la personne n'est pas exclue.
« Cela dépendra si nous sommes satisfaits ou non des recommandations », laisse savoir le porte-parole du « regroupement des résidents solidaires de Rivière-des-Prairies », Rémi Castonguay.

Ce dernier est d'avis que si l'arrondissement avait accepté de tenir le registre ailleurs qu'à ses bureaux situés sur le boulevard Maurice-Duplessis, les personnes handicapées ou à mobilité réduite auraient été plus nombreuses à se déplacer pour exercer leur droit de vote. « Aurait-on gagné si le bureau de vote avait été au centre communautaire sur le boulevard Perras? Je réponds oui », dit-il.

Rappelons que 159 personnes se sont déplacées le jour du scrutin pour signer le registre alors que le nombre minimum requis pour qu'un référendum soit tenu était de 208. L'une d'entre elles, une personne en chaise roulante, a dû signer sur le trottoir faute de pouvoir atteindre le lieu du scrutin.

« La vrai question est de savoir si, légalement, on peut ainsi bafouer les droits des personnes handicapées », se demande M. Castonguay.

Dans une plainte qu'il a adressée à l'Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ) au nom du « regroupement des citoyens solidaires de Rivière-des-Prairies » et d'une douzaine de personnes handicapées du quartier, ce dernier invoque les articles 10 et 15 de la Charte des droits de la personne du Québec pour faire valoir son point. Le premier article stipule que « toute personne a droit à la reconnaissance et à l'exercice, en pleine égalité, des droits et libertés de la personne, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur […] le handicap ou l'utilisation de moyen pour pallier ce handicap » et le second précise que « nul ne peut, par discrimination, empêcher autrui d'avoir accès aux moyens de transport ou aux lieux publics [...] ».

Dans une lettre envoyée le 5 décembre dernier au directeur de l'arrondissement, Pierre Santamaria, le directeur de l'OPHQ, Robert Allie, écrit que « l'office considère que faire signer un registre à des personnes handicapées sur le trottoir en 2007 dans une ville moderne et ouverte comme Montréal est inacceptable ».

Par ailleurs, le groupe de citoyens demandent à la ministre de l'Environnement, Line Beauchamp, de ne prendre aucune décision concernant la demande du certificat d'autorisation tant qu'un accord n'aura pas été convenu avec le bureau d'arrondissement.

Toutefois, la bataille semble loin d'être gagnée pour les citoyens, puisque l'arrondissement refuse de revenir sur sa position. « Nous n'avions pas de motifs pour tenir le registre ailleurs. Nous avons suivi les normes à la lettre et nous ne retournerons pas en arrière », a précisé Jacques Martineau, directeur de cabinet du maire de l'arrondissement.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Ovation 2008

Chez nos voisins