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Les groupes communautaires réaffirment l'importance d'être soutenus par Québec

Journée nationale de visibilité de l'action communautaire autonome

Audrey Gagnon par Audrey Gagnon
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Article mis en ligne le 24 octobre 2007 à 16:13
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Les groupes communautaires réaffirment l'importance d'être soutenus par Québec
Journée nationale de visibilité de l'action communautaire autonome
Hier, le 23 octobre, avait lieu la Journée nationale de visibilité de l'action communautaire autonome. Les quelque 4000 groupes d'action communautaire autonome du Québec ont profité de cette occasion pour réaffirmer, dans une lettre ouverte, leur désir de reconnaissance de la part du gouvernement du Québec.
« Ces groupes, parce qu’ils sont profondément enracinés dans leur communauté respective, parce qu’ils participent au développement d'une vision globale de la société québécoise et parce qu’ils encouragent l'exercice d'une citoyenneté active, méritent le soutien du gouvernement du Québec. Un soutien indéfectible, constant, à long terme, caractérisé par la confiance, la transparence et le respect mutuel; un soutien garanti nationalement par des ententes sur plusieurs années, généreuses et dénuées de contraintes utilitaristes, afin que les organismes restent libres de consacrer leurs belles énergies à la population elle-même plutôt qu'aux objectifs déterminés par l'État », peut-on lire.

Les groupes affirment que l'action communautaire est partout. Il n'y a qu'à regarder autour de nous pour s'en rendre compte: un parent âgé qui reçoit la visite, plusieurs fois par semaine, d’un bénévole qui vient lui porter des petits plats tout chauds; une voisine qui se réfugie dans une maison d’hébergement afin d’échapper à un conjoint violent; un adolescent qui retrouve ses amis à la maison des jeunes du quartier plusieurs soirs par semaine et qui oublie de faire des mauvais coups; un ami qui vous fait découvrir régulièrement de nouvelles musiques grâce à la radio communautaire locale;

des voisins mettent sur pied un système de compostage collectif, après la lecture d’un dépliant produit par un groupe environnemental; une amie qui réussit à se faire rembourser un appareil défectueux grâce à l’aide d’une association de consommateurs;

des voisines qui se retrouvent une fois par semaine pour cuisiner ensemble;

des femmes, des hommes et des enfants qui se côtoient à la maison de la famille du quartier, etc.

« Parce que les 4000 groupes d’action communautaire autonome, leurs 25 000 employés et leurs centaines de milliers de bénévoles œuvrent quotidiennement au bien commun et constituent, de ce fait, un facteur dynamique et essentiel au développement social du Québec, il va de soi que le gouvernement et la société tout entière les appuient », écrivent-ils.

« Ces organismes sans but lucratif ont été créés par des citoyennes et des citoyens attentifs aux besoins de leur communauté pour contribuer à l’avènement d’une société plus humaine dans un environnement durable et sain », concluent-ils. (A.G.)

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