Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
L'informateur de Rivières-Des-Prairies
Concours photos 2008
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Megan Baribeau en attente d'un miracle

par Yannick Pinel
Voir tous les articles de Yannick Pinel
Article mis en ligne le 29 août 2007 à 10:52
Soyez le premier à commenter cet article
Megan Baribeau en attente d'un miracle
Megan Baribeau a 6 ans aujourd'hui. Elle saura si elle a gagné sa bataille contre le cancer à la fin de l’année 2008. Si des traces de leucémie sont toujours présentes dans son organisme, elle devra recommencer le traitement et vivre deux autres années d’enfer.
Megan Baribeau en attente d'un miracle
Personne ne peut réaliser le rêve de Megan Baribeau, pas même la Fondation Rêves d’enfants. C’est que Maboule n’est ni un personnage de Disney ni une célébrité au surnom douteux. C’est un chien, un simple chien.
L’histoire débute en décembre 2005, lorsque Megan, alors âgée de 4 ans, trouve un chien abandonné à quelques pas de chez elle. Elle le baptise Maboule. Ses parents, Nadia Clouatre et Luc Baribeau, accueillent l’animal à bras ouverts, mais prennent bien soin d’avertir leur fille que le chien est un invité et qu’il partira dès que son propriétaire aura été retrouvé. Après deux semaines de démarches intensives, les parents de Megan abandonnent les recherches et confient Maboule au Berger blanc, un organisme de Rivière-des-Prairies. « C’est à ce moment que j’ai vu l’amour que vouait Megan à ce chien. Elle pleurait sans cesse et le réclamait », se souvient la mère de Megan.

« Un peu plus tard, nous sommes retournés au Berger blanc afin de reprendre Maboule, indique Nadia Clouatre. Malheureusement, il avait déjà été placé en adoption. » La famille demande alors qu’on lui transmette les coordonnées du nouveau propriétaire. Le Berger blanc refuse. « Il est interdit de dévoiler le nom, l’adresse ou le numéro de téléphone du nouveau propriétaire, explique la directrice adjointe, Johanne Côté. Des demandes comme celles-là sont fréquentes. On ne peut pas appeler le nouveau propriétaire et lui demander qu’il nous redonne son chien. »
Un jour sombre
Malheureusement, le 18 avril 2006, le ciel tombe sur la tête de la famille Baribeau-Clouatre. Megan, qui se plaignait depuis peu de douleurs au dos, est atteinte d’une leucémie lymphoblastique aiguë, un cancer du sang qui tire son origine de la moelle épinière.
Depuis qu’on lui a fait cette annonce brutale, Megan lutte pour sa survie, et pas un jour ne passe sans qu’elle parle de Maboule. « À ce jour, Megan a reçu quatre transfusions, 120 injections de chimiothérapie, 15 anesthésies générales avec ponction et 125 prises de sang. Son traitement, qui s'échelonne sur deux ans, prend du retard, puisqu'elle a contracté plusieurs virus, dont une C. difficile. Il a fallu arrêter les traitements pour qu'elle puisse se remettre de ces infections. Malgré le temps qui a passé, les nuits à l’hôpital, les vomissements et les crises de douleur, Megan pleure toujours son chien », déplore la maman attristée.

Récemment, les parents de Megan ont tenté une seconde approche auprès du Berger blanc, mais en vain. Voulant comprendre le refus de l'organisme, L'Informateur de Rivière-des-Prairies a demandé des explications à Johanne Côté. Elle croyait que les Baribeau-Clouatre voulaient que le Berger blanc leur transmette les coordonnées du propriétaire de Maboule, mais c’était plutôt le contraire en fait. « Nous savons que l’organisme n’a pas le droit de divulguer les informations personnelles de ses clients. C’est pourquoi nous lui demandons de contacter la personne et de lui transmettre nos coordonnées. Ainsi, nous pourrons tout lui raconter », affirme Nadia Clouatre, ajoutant que sa fillette ne veut pas ravoir le chien, mais le revoir, tout simplement. « Un après-midi avec Maboule suffirait. Elle a seulement besoin de savoir qu’il va bien, qu’il est aimé. »

Johanne Côté a fini par céder, sensiblement touchée par l’histoire de Megan : « Donnez-moi le numéro du chien, je verrai ce que je peux faire. » « Mais quel numéro? », de répliquer Mme Clouatre, qui pensait que son adresse ou son numéro de téléphone suffiraient à retracer l’animal. « Seul le numéro d’identification du chien nous permet de le retrouver. La première année, il est possible de le retracer grâce à une adresse ou à un numéro de téléphone, mais après un an, le système d’archives ne conserve que le numéro d’identification du chien. »

Voilà où en est le dossier à l’heure actuelle. Le rêve de Megan semble inatteignable soudainement. Même la Fondation Rêves d’enfants n’est d’aucune utilité dans ce dossier. Maboule pourrait être n'importe où. « Il y a même des gens de Québec qui viennent adopter au Berger blanc », annonce Mme Côté.

Que peut-on faire? On peut raconter l’histoire de Megan, publier la photo du chien et attendre. Attendre que des informations parviennent à Nadia Clouatre, par le biais de son courriel, au n.clouatre@sympatico.ca. Ah oui, Megan ne veut pas d’un autre chien. Un éleveur, qui a eu vent de l’histoire, a déjà fait une tentative, qui a échoué. « Elle veut revoir Maboule, c’est tout », de conclure sa mère.

Affichage des photos

Vos commentaires

Chroniqueurs

Chez nos voisins