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Pas de changement d'emplacement en vue

Audrey Gagnon par Audrey Gagnon
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Article mis en ligne le 17 juillet 2007 à 11:15
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Pas de changement d'emplacement en vue
Le maire de l'arrondissement de RDP/PAT, Cosmo Maciocia. (Photo: Patrick Deschamps)
Construction du bureau d'arrondissement à Rivière-des-Prairies
Pas de changement d'emplacement en vue
Malgré l'opposition que suscite le projet de construction du bureau de l'arrondissement de Rivière-des-Prairies – Pointe-aux-Trembles et de la maison de la culture de Rivière-des-Prairies sur une partie du parc René-Masson, l'arrondissement n'entend pas pour l'instant changer sa position.
« C'est l'emplacement idéal pour créer un véritable pôle récréatif, avec l'école secondaire Jean-Grou et la bibliothèque qui se trouvent dans le même quadrilatère », dit le maire de l'arrondissement, Cosmo Maciocia, convaincu que les citoyens comprendront la nécessité du projet, une fois que celui-ci leur aura été bien expliqué. « Rivière-des-Prairies a besoin d'une maison de la culture, c'est une nécessité. C'est important de donner la possibilité aux jeunes familles de pouvoir s'épanouir en ayant accès à des activités culturelles près de chez elles », explique-t-il.

Or, jusqu'à maintenant, les opposants au projet ne remettent pas en question l'importance de l'édification d'une maison de la culture dans le quartier. Leur inquiétude réside plutôt dans le fait que celle-ci sera érigée sur un terrain boisé.

« S'il y a une critique à formuler, c'est que le bâtiment sera construit dans un boisé. C'est déjà un milieu naturel et nous n'en avons pas de trop dans l'arrondissement. Pourquoi ne pas aller chercher un terrain que l'on pourrait naturaliser et ainsi augmenter la superficie de végétation? », s'interroge Chantal Rouleau, directrice du comité de la Zone d'intervention prioritaire (ZIP) Jacques-Cartier.

Après avoir pris connaissance du projet, Mme Rouleau a convenu que celui-ci n'était pas « si détestable que ça ». Elle reconnaît les efforts de l'arrondissement pour préserver l'environnement, dont son désir de construire une bâtisse certifiée LEED et son engagement à protéger la tête de la coulée Grou, mais n'hésite pas à dénoncer le fait que la future construction « altérera une richesse certaine ».
Le CRE contre le projet
« C'est inacceptable qu'un arrondissement dézone un parc pour construire. Quel message envoie-t-on aux promoteurs et à la population, que tous les parcs peuvent être dézonés? », se demande pour sa part André Porlier, directeur général du Conseil régional de l'environnement (CRE) de Montréal, une inquiétude également partagée par des citoyens de l'arrondissement qui ont fait parvenir une lettre ouverte au journal la semaine dernière.
Le maire de l'arrondissement se veut rassurant sur cette question. « Jamais il n'y aura de constructions sur des terrains qui sont zonés parcs, ce n'est pas imaginable. Le parc René-Masson n'est pas un vrai parc, c'est un remplissage », se défend-t-il, spécifiant qu'il s'agit d'un terrain en friches qui n'est pas aménagé.

« Ce secteur n’est pas sécuritaire pour les résidants des environs en raison des actes de vandalisme, voire de consommation de drogue et de prostitution, rapporte pour sa part le conseiller Joe Di Pietro, qui est en faveur du projet. Le fait que le terrain n’est pas aménagé et non éclairé, il incite plusieurs personnes à l’utiliser comme dépotoir », ajoute-t-il.

« Nous ferons un très bel aménagement et les gens se sentiront plus en sécurité », promet Cosmo Maciocia.

Aux personnes qui critiquent la somme de près de 20 millions de dollars qui sera investie pour la construction, le maire de l'arrondissement répond que seulement la moitié de ce montant sera consacré au bureau d'arrondissement, soit 9,2 millions. Il assure qu'il sera plus rentable pour l'arrondissement de posséder sa propre bâtisse, plutôt que de payer annuellement des frais de location de 700 000 $.

Le débat promet d'être houleux à la séance de consultation publique le 24 juillet prochain, 18 h 30, au centre récréatif de RDP. Chantal Rouleau et André Porlier jurent d'être présents. Une autre rencontre aura lieu plus tard au mois d'août.

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