En effet, ce n'est plus le nombre de manches de travail au monticule qui déterminera la durée minimale du repos d'un lanceur, mais bien la quantité de balles lancées vers le marbre.
« Cette proposition été adoptée pour sauver des bras, car le nombre de manches ne réglait pas tout. Nous ne voulons pas non plus que ce soit toujours les mêmes "king pin" qui lancent », explique Robert Brousseau, directeur des opérations de Baseball Québec.
Ce règlement s'appliquera aux joueurs de la catégorie moustique dès cet été. Ceux des niveaux pee wee à midget adhéreront à cette nouvelle formule l'an prochain.
« Nous préférons commencer avec les joueurs moustique, car c'est la première division où il y a des lanceurs. L'adaptation à ce règlement sera aussi plus facile pour les entraîneurs », estime M. Brousseau.
Baseball Québec a toutefois réduit d'une manche lancée son nombre maximum pour un lanceur pee wee, bantam ou midget désirant œuvrer sur la butte le lendemain.
L'idée de donner la balle à un artilleur trois manches par jour sera donc officiellement révolue en 2010. Les nouveaux barèmes, variant selon la catégorie, obligeront les entraîneurs à lui accorder une à quatre journées de repos (voir tableau).
En saison régulière, le contrôle des lancers s'effectuera à l'aide d'un compteur qu'au moins un entraîneur de chaque équipe aura en sa possession. Ce dernier devra divulguer à l'officiel le nombre de lancers exécutés par chacun de ses joueurs qui se succéderont au monticule. Toutes ces informations seront notées par les marqueurs.
Durant les tournois, les entraîneurs seront toutefois exemptés de cette tâche. Ce sont les organisateurs de l'événement qui seront responsables de ce dossier en désignant un bénévole à chaque rencontre.

