« Nous ne réinventons pas la roue. Ce moyen de transport est offert avec succès dans certains secteurs de l’île de Montréal. Le taxi collectif est une bonne façon d’améliorer le transport local. C’est une préoccupation importante pour la population de l’arrondissement. L’implantation de taxis collectifs permettrait d’augmenter l’utilisation des chauffeurs de taxis, tout en répondant aux besoins de la population », explique la conseillère de ville du district de la Pointe-aux-Prairies.
Celle-ci fait remarquer que plusieurs grandes villes du monde ainsi que certaines villes au Québec font une large place aux déplacements par taxi collectif. « Dans certains secteurs de l’île de Montréal, la planification d’une offre de taxis collectifs peut s’avérer une solution avantageuse et rentable », précise Mme Bourgeois. Elle ajoute que dans l’ouest de l’île de Montréal, au total dix lignes de taxis collectifs permettent aux usagers d’utiliser leur titre de transport régulier de la Société de transport de Montréal (STM), notamment à Lachine, à l’île Bizard, à Sainte-Anne-de-Bellevue, à Baie-D’Urfé et à l’île des Sœurs.
« À Rivière-des-Prairies, Pointe-aux-Trembles ou Pointe-aux-Prairies, par exemple, compte tenu du faible achalandage, offrir un service de taxi collectif faciliterait les déplacements des usagers du transport en commun », a poursuivi cette dernière.
« J’ai glissé un mot à la table de développement social de PAT concernant le projet de taxis collectifs et les organismes communautaires pointeliers ont été très intéressés. Ce sera possiblement la même chose à Rivière-des-Praires », mentionne Mme Bourgeois, qui travaille sur ce dossier en collaboration avec sa collègue du district Pointe-aux-Trembles, Suzanne Décarie.
Le coût d’un voyage en taxi collectif, le long d’un trajet prédéfini, est couvert par un titre de transport régulier de la STM. Le taxi collectif est financé par la STM à hauteur de 284 046 $ par année. Les coûts d’une heure de taxi collectif sont de 32 à 34 $ à la STM, dépendant de la ligne concernée.
« Dans une vision intégrée du transport, le taxi traditionnel, l’autobus, le métro, le taxi collectif et le train doivent être pensés pour fonctionner en complémentarité et non pas être vus comme des services en compétition l’un contre l’autre », de conclure Mme Bourgeois.
