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« Aurons-nous une immigration équitable? »

Publié le 23 Septembre 2008
Publié le 17 Février 2010

- Samira Laouni, candidate du NPD dans Bourassa

Sujets :
Bourassa , Philippines , Canada

Récemment, le gouvernement Harper a modifié la Loi sur l’immigration (Loi C-50) avec la complicité des libéraux qui se sont abstenus de voter.

Le prétexte? Il y a 900 000 demandes d’immigration en attente. Le bon sens au NPD suggère d’embaucher du personnel pour traiter ces dossiers. Mais que fait le gouvernement? Au lieu de suivre la méthode habituelle du « premier arrivé, premier servi », les fonctionnaires devront choisir dans une pile de dossiers les personnes qui peuvent travailler immédiatement. Donc, des dossiers ne seront jamais traités et des demandeurs n’obtiendront jamais de réponse, ce qui est cruel. De plus, on peut se demander si des requérants ne tenteront pas de soudoyer des fonctionnaires...

Par contre, le nombre de travailleurs étrangers temporaires continue à augmenter. Évidemment, si une personne sait d’avance qu’elle devra retourner bientôt dans son pays, elle ne s’intègre pas. De plus, la Charte des droits et libertés ne protège pas ces travailleurs migrants. La situation des aides domestiques, dont plusieurs viennent des Philippines, n’est guère plus juste : entre autres, elles sont totalement à la merci de leur employeur pendant au moins deux ans.

Par ces changements, les conservateurs désirent-ils que l’immigration soit une source de main-d’oeuvre « bon marché » plutôt que compétente?

Le taux de pauvreté des nouveaux arrivants est trois fois plus élevé que celui des Canadiens. Or, un demi-million de professionnels (médecins, ingénieurs, etc.) ne parviennent pas à faire reconnaître leurs diplômes d’universités étrangères.

Les solutions de Jack Layton, le chef du NPD, sont : - embaucher du personnel pour accélérer l’étude des demandes d’immigration; - rétablir la Loi de l’immigration, mais en ajustant le nombre de points selon les métiers en demande au Canada; - accélérer la réunification des familles; - reconnaître les professionnels formés à l’étranger selon des normes nationales et offrir les compléments nécessaires de formation; - exiger que la Section d’appel pour les demandes de réfugiés, votée en 2002, soit enfin appliquée.

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