Le festival des querelles de voisins qui ne veulent pas avoir la neige de l’autre dans leur cour, de ceux qui prennent la voie publique comme décharge et des ingénieurs en confection de monticules enneigés d’une hauteur toujours inégalée débute dès la première vraie tempête.. L’année 2010 ne fera pas exception.
Les policiers y vont de quelques conseils afin d’éviter bien des problèmes à leurs concitoyens.
Ils font remarquer que Montréal est un grand centre urbain. L’espace y est plus restreint qu’en campagne. « Tous aimeraient avoir un terrain d’un arpent avec une entrée de garage pour cinq véhicules et plus. Mais c’est loin d’être le cas dans notre arrondissement. Il faut donc composer avec de minuscules espaces pour pelleter cette neige ». La cour du voisin est le dernier endroit à envisager pour ce faire. Rien ne sert de raviver de vieilles querelles avec une pelletée de trop. Si les esprits s’échauffent, les policiers suggèrent que chacun rentre chez soi. « C’est une bien meilleur solution que l’affrontement qui peut même dégénérer jusqu’à une arrestation au criminel pour menaces et voie de fait ».
L’équipe du PDQ 45 signale que mettre sa neige sur son propre terrain ne dérange personne et que c’est là qu’on doit l’entasser le plus possible. Il est aussi possible de profiter du fait que la ville ramasse la neige dans un délai raisonnable pour l’entasser sur le bord de la voie publique. « Placer la neige sur le bord de la voie publique ne signifie pas bloquer deux voies sur trois comme nous voyons souvent sur les artères principales du quartier ». Obstruer les rues et avenues, en plus d’être dangereux pour les usagers de la route et les piétons, est interdit par la loi. L’amende pour cette infraction au Code de la sécurité routière est de 60 $ (plus les frais). Celle-ci peut-être de plus de 100 $, pour un particulier, ou de plus de 200 $, pour une personne morale, en vertu des règlements municipaux. « Les gens qui déneigent doivent faire bien attention à ne pas créer un mont Everest qui bloquerait la vision des automobilistes désirant sortir de cette entrée pour s’engager sur la voie publique et celle des autres personnes circulant à proximité. Piétons et automobilistes doivent être vus de tous ! ».
Un accident créé par un monticule de neige n’est pas souhaitable et pourrait entraîner des ennuis légaux – un recours au civil par exemple – si un incident survenait.
Déneigement et civisme
L’hiver a pris un certain temps avant de s’installer, mais finalement les résidents de la métropole ont eu droit à leur Noël et Premier de l’an blancs. Les agents du poste de quartier 45 rappellent que : « …la neige, il faut s’en débarrasser, mais avec civisme! ».
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