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Une rue nommée boulevard

Les citoyens de la rue Thomas-Paine sont unanimement pour que leur rue soit plus sécuritaire.(Photo : Patrick Deschamps)

Les citoyens de la rue Thomas-Paine sont unanimement pour que leur rue soit plus sécuritaire.(Photo : Patrick Deschamps)

Samuel Leduc-Frenette
Publié le 4 Juillet 2011
Publié le 4 Juillet 2011
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Des citoyens veulent ralentir la circulation sur leur rue résidentielle

Le tronçon inachevé du boulevard Maurice-Duplessis entre l’avenue Olivier-Lejeune et le boulevard Saint-Jean-Baptiste cause bien des tracas à certains citoyens. L’arrondissement vient d’ailleurs de prendre les grands moyens afin d’évaluer le potentiel de risque de la rue Thomas-Paine.

Sujets :
Ville des fois , Service de police , Ville Montréal , Rue Thomas-Paine , Arrondissement Caroline Bourgeois , Boulevard Maurice-Duplessis

Les résidents sont d’autant plus consternés que la rue, récemment inaugurée, aurait été le théâtre de plusieurs accidents. Aux dires des citoyens, au moins une douzaine d’accrochages se seraient produits depuis le début de l’année.

Ceux-ci ont donc décidé de porter plainte à l’arrondissement. « Les citoyens ont fait leur demande le 7 juin 2011, et cette demande a été acheminée à notre équipe de circulation », affirme Caroline Bourgeois, conseillère d’arrondissement. Cette dernière est la première représentante de l’arrondissement à être entrée en contact avec Berta Ricciuti, l’auteure de la plainte. La conseillère est même allée constater l’état de la rue, le mercredi 29 juin.

Les résidents trouvent toutefois lente la réponse de l’arrondissement. Caroline Bourgeois a dit avoir été informée du dossier la veille de sa rencontre avec Berta Ricciuti. « Je pense qu’ils attendent que quelque chose arrive avant de faire quelque chose, proteste Matteo Vecera, le conjoint de Mme Ricciuti. Et ça c’est le problème avec la Ville des fois : ils sont réactifs, pas pro-actifs. »

Il n’empêche que la police a déjà commencé à évaluer le degré de dangerosité de la rue. « Oui, il y a effectivement une plainte dans ce coin-là, assure l’agente sociocommunautaire Lyne Aidans. On est en train de valider la plainte et on voit à faire des recommandations s’il y a lieu. »

Selon elle, une remorque-radar installée sur la rue depuis le jeudi 30 juin sera à même d’évaluer la vitesse des automobilistes. Un agent ira même se poster tout prêt de l’une des intersections pendant quelques jours afin d’observer toute anomalie. « Notre agent de la circulation fera une évaluation pendant quelques jours » avant de remettre son rapport, affirme la policière.

Caroline Bourgeois confirme cette information. Entre 6h30 et 8h30, une auto-patrouille du Service de police de la Ville Montréal a été aperçue sur la rue Thomas-Paine, « où deux constats d’infraction ont été remis. »

Une autre opération-radar aura lieu cette semaine, enchaîne la politicienne.

Berta Ricciuti n’entend toutefois pas s’en tenir à ces mesures. Encouragée par les conseillères d’arrondissement Caroline Bourgeois et Maria Calderone, elle prévoyait déposer une pétition au conseil d’arrondissement du 5 juillet. « J’ai commencé une pétition avec mes voisins, et tout le monde était d’accord, dit-elle. Toutes les personnes que j’ai rencontrées ont signé sans problèmes. »

Une courbe accélératrice

Berta Ricciuti habite la rue Thomas-Paine depuis un an et deux mois. La professeure de langues convoitait justement ce quartier tout neuf pour son apparente tranquillité. Elle croit aujourd’hui s’être trompée.

Elle a vraiment pris conscience du problème lorsque son frère, qui habite sur la même rue, a vu ses deux voitures se faire emboutir en autant d’occasions. Celles-ci étaient stationnées devant la maison, dans la rue. Il n’y a pas eu de blessés, mais l’une des voitures avait le pare-choc détaché et le capot tordu.

Plusieurs facteurs seraient responsables de ces collisions. D’abord, l’absence de signalisation. Il n’y a pas de panneaux d’arrêt à l’intersection des rues Thomas-Paine et la Galissonnière. Ensuite, il n’y a qu’un seul panneau de vitesse visible après avoir quitté le boulevard Maurice-Duplessis. Enfin, les automobilistes seraient enclin à accélérer dans la courbe située à mi-chemin entre l’avenue Olivier-Lejeune et la rue la Galissonnière.

« Est-ce que c’est une combinaison de la courbe et de la lumière?, se demande Berta Ricciuti. Les gens ne voient pas, ils ne s’aperçoivent pas qu’il y a une courbe. »

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