Pour l'instant, impossible d'être plus précis sur l'endroit où sera construit ce centre.
« Aucun site n'a été ciblé, explique Valérie De Gagné, responsable des relations avec les médias à la Ville de Montréal. Le Plan directeur de gestion des matières résiduelles de l'agglomération 2010-2014 vise une certaine autonomie sectorielle. Il identifie des zones très larges où se retrouveront les infrastructures, mais ce sera aux élus locaux de déterminer le lieu exact. Ce sont eux qui connaissent le territoire, ils sont donc les mieux placés pour faire ce choix. »
Selon le maire de Montréal, Gérald Tremblay, l’implantation de telles infrastructures est essentielle à l’atteinte des objectifs à atteindre en matière de réduction des gaz à effet de serre. « Le grand enjeu pour les années à venir est sans contredit de faire de Montréal une ville verte, d’où notre parti pris pour le transport collectif et l’environnement », a-t-il déclaré par voie de communiqué.
Selon les premières estimations, 230 000 tonnes de déchets pourront éviter de se rendre au dépotoir sur les 750 000 produites annuellement sur l'île de Montréal. « C’est une excellente nouvelle, se réjouit la directrice adjointe du Conseil régional de l'environnement (CRE) Montréal, Coralie Deny. Enfin, les matières organiques ne prendront plus majoritairement le chemin de l’enfouissement. L’époque du gaspillage de ces ressources est en voie d’être révolue. » Au cours des cinq prochaines années, 585 000 unités de logements, institutions, commerces et industries seront visées par le projet de traitement des déchets organiques. Les bâtiments de neuf unités de logement et plus sont toutefois exclus du projet. Deux usines de biométhanisation créeront de l’énergie pour alimenter en chauffage ou en éclairage les bâtiments et les industries afin de servir de carburant vert pour les véhicules et autobus ou encore, pour être injectée dans le réseau gazier (Gaz Métro, par exemple). Deux centres de compostage seront également construits. Le compost généré pourra servir d’engrais pour des lieux publics municipaux, pour la fertilisation des terres agricoles et pour la distribution gratuite aux citoyens. La cinquième usine est un centre-pilote de prétraitement qui sera bâti pour valoriser les déchets.




