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Désinfection de l’eau: pas d’impact sur les rives montréalaises

Désinfection de l’eau: pas d’impact sur les rives montréalaises

Désinfection de l’eau: pas d’impact sur les rives montréalaises

Audrey Gagnon
Publié le 6 Février 2008
Publié le 16 Février 2010
Audrey Gagnon
Sujets :
CRE , Ville de Montréal , Montréal , Québec , Jacques-Cartier

L’annonce de la Ville la semaine dernière de procéder à la désinfection de ses eaux usées par technique d’ozonation est une bonne nouvelle pour les villes en aval de la municipalité, estiment les groupes environnementaux, mais ne changera rien pour les résidents des rives de l’est de Montréal, dont plusieurs rêvent de pouvoir un jour remettre leurs pieds dans l’eau.

« On ne peut pas dire que ce n’est pas une bonne nouvelle, cependant, pour les rives de l’est de Montréal, ça ne va pas changer la question. La désinfection de l’eau sera un plus pour tout ce qui se trouve à la sortie des eaux usées, mais pour le pourtour de Montréal, il y a d’autres choses qu’il faut régler », a laissé savoir Coralie Deny, chargée de projet du Conseil régional de l’environnement (CRE) de Montréal. « Ce n’est pas quelque chose qui va changer la qualité de l’eau des rives montréalaises », renchérit Chantal Rouleau, du comité de la Zone d’intervention prioritaire (ZIP) Jacques-Cartier. La coordonnatrice de cet organisme voué à l’amélioration de la qualité de l’eau du fleuve Saint-Laurent voit toutefois dans cette annonce un clin d’œil du maire de Montréal, Gérald Tremblay, pour une éventuelle réappropriation des usages de l’eau. « C’est un message positif sur la volonté de Montréal de poursuivre le travail d'assainissement des eaux du fleuve », a-t-elle commenté. Elle espère ainsi qu’après avoir investi l’argent nécessaire à la désinfection de ses eaux usées, la Ville s’attaquera aux questions des débordements en temps de pluie et des raccordements croisés, deux éléments qui causent la plus grand part de pollution en rives. « Si un jour on a accès à l’île Sainte-Thérèse (qui se trouve de l’autre côté des rives du Saint-Laurent, à Pointe-aux-Trembles), ce pourrait être un avantage, puisque ce sont ces eaux qui seront désinfectées », laisse par ailleurs entendre Mme Rouleau. L’émissaire d’évacuation des eaux usées de la station d’épuration des eaux de Montréal se trouve à cet endroit.

Des investissements de 200 M$

Pour construire son usine de désinfection à l’ozone, la Ville de Montréal aura besoin de cinq ans et d’au moins 200 M$ d’investissements. Le maire souhaite que Québec assume au moins 85 % de la facture, puisque ces nouvelles installations bénéficieront, dit-il, à l’ensemble des citoyens du Québec. « C’est un choix durable, novateur, un véritable projet de société qui aura des impacts positifs sur les villes situées sur le bord du fleuve qui pourront bénéficier d’une meilleure qualité de l’eau. » En plus des millions d’investissements pour la construction, la nouvelle usine nécessitera des coûts d’opération annuels de neuf millions de dollars.

Il aura fallu 20 ans d’analyses et de recherches pour statuer sur la meilleure façon d’enrayer les bactéries et les virus présents dans l’eau. « L’ozonation est une technique parfaitement adaptée pour traiter les eaux usées de Montréal. Elle présente les résultats les plus favorables pour la destruction des bactéries et des virus et pour régler les problématiques émergentes comme les produits pharmaceutiques et les anovulants », a expliqué le directeur de l’usine d’épuration des eaux usées de Montréal, Richard Fontaine. Les recherches ont par ailleurs permis de démontrer que la désinfection par ozonation n'entraînait pas d'effets néfastes pour la faune et correspondait mieux que la technique des ultraviolets à la nature des eaux de Montréal, qui contiennent beaucoup de déchets industriels.

L’annonce de la Ville la semaine dernière de procéder à la désinfection de ses eaux usées par technique d’ozonation est une bonne nouvelle pour les villes en aval de la municipalité, estiment les groupes environnementaux, mais ne changera rien pour les résidents des rives de l’est de Montréal, dont plusieurs rêvent de pouvoir un jour remettre leurs pieds dans l’eau.

« On ne peut pas dire que ce n’est pas une bonne nouvelle, cependant, pour les rives de l’est de Montréal, ça ne va pas changer la question. La désinfection de l’eau sera un plus pour tout ce qui se trouve à la sortie des eaux usées, mais pour le pourtour de Montréal, il y a d’autres choses qu’il faut régler », a laissé savoir Coralie Deny, chargée de projet du Conseil régional de l’environnement (CRE) de Montréal. « Ce n’est pas quelque chose qui va changer la qualité de l’eau des rives montréalaises », renchérit Chantal Rouleau, du comité de la Zone d’intervention prioritaire (ZIP) Jacques-Cartier. La coordonnatrice de cet organisme voué à l’amélioration de la qualité de l’eau du fleuve Saint-Laurent voit toutefois dans cette annonce un clin d’œil du maire de Montréal, Gérald Tremblay, pour une éventuelle réappropriation des usages de l’eau. « C’est un message positif sur la volonté de Montréal de poursuivre le travail d'assainissement des eaux du fleuve », a-t-elle commenté. Elle espère ainsi qu’après avoir investi l’argent nécessaire à la désinfection de ses eaux usées, la Ville s’attaquera aux questions des débordements en temps de pluie et des raccordements croisés, deux éléments qui causent la plus grand part de pollution en rives. « Si un jour on a accès à l’île Sainte-Thérèse (qui se trouve de l’autre côté des rives du Saint-Laurent, à Pointe-aux-Trembles), ce pourrait être un avantage, puisque ce sont ces eaux qui seront désinfectées », laisse par ailleurs entendre Mme Rouleau. L’émissaire d’évacuation des eaux usées de la station d’épuration des eaux de Montréal se trouve à cet endroit.

Des investissements de 200 M$

Pour construire son usine de désinfection à l’ozone, la Ville de Montréal aura besoin de cinq ans et d’au moins 200 M$ d’investissements. Le maire souhaite que Québec assume au moins 85 % de la facture, puisque ces nouvelles installations bénéficieront, dit-il, à l’ensemble des citoyens du Québec. « C’est un choix durable, novateur, un véritable projet de société qui aura des impacts positifs sur les villes situées sur le bord du fleuve qui pourront bénéficier d’une meilleure qualité de l’eau. » En plus des millions d’investissements pour la construction, la nouvelle usine nécessitera des coûts d’opération annuels de neuf millions de dollars.

Il aura fallu 20 ans d’analyses et de recherches pour statuer sur la meilleure façon d’enrayer les bactéries et les virus présents dans l’eau. « L’ozonation est une technique parfaitement adaptée pour traiter les eaux usées de Montréal. Elle présente les résultats les plus favorables pour la destruction des bactéries et des virus et pour régler les problématiques émergentes comme les produits pharmaceutiques et les anovulants », a expliqué le directeur de l’usine d’épuration des eaux usées de Montréal, Richard Fontaine. Les recherches ont par ailleurs permis de démontrer que la désinfection par ozonation n'entraînait pas d'effets néfastes pour la faune et correspondait mieux que la technique des ultraviolets à la nature des eaux de Montréal, qui contiennent beaucoup de déchets industriels.

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