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Du théâtre anglophone à l’heure italienne

 The Rose Tattoo , écrite par Tennessee Williams et adaptée par le Prairivois Leo Sama, sera proposée au grand public le vendredi 22 février, au centre Leonardo da Vinci. (Photo: Patrick Deschamps)

The Rose Tattoo, écrite par Tennessee Williams et adaptée par le Prairivois Leo Sama, sera proposée au grand public le vendredi 22 février, au centre Leonardo da Vinci.

Publié le 19 Février 2013
Publié le 22 Février 2013

« Dans le nord-est de Montréal, le théâtre, ce n’était pas très fort dans les années 90. Et ça ne l’est toujours pas, d’ailleurs! » Si le constat de Leo Sama ne change pas, sa réponse s’avère tout aussi invariable. Pour diffuser la culture dans cette partie de l’île, le dramaturge prairivois porte une nouvelle fois sur les planches The Rose Tattoo, une pièce de Tennessee Williams qu’il a adaptée en italien en 1997.

Sujets :
Montréal , Saint-Léonard , Québec

Du 19 au 22 février, c’est dans sa version anglaise qu’elle sera présentée au centre Leonardo da Vinci, dans Saint-Léonard. Seule la représentation du vendredi soir sera ouverte à tous, les autres étant uniquement jouées devant un public scolaire. Une formule proposée pour la quatrième année consécutive par le centre, qui a une nouvelle fois donné carte blanche à Leo Sama pour le choix de la pièce.

« The Rose Tattoo a beau avoir été écrite dans les années 50, elle reste d’actualité », assure le dramaturge. Au cœur de son message, la réalité parfois douloureuse de l’immigration et du déracinement culturel. Leo Sama met en scène la même veuve d’origine italienne que dans la pièce originale, en transposant sa vie au Québec plutôt qu’en Louisiane.

C’est dans ce décor que se révèle la complexité des relations familiales. « La pièce montre une fille étouffée par sa mère. C’était comme ça, dans les années 50-60. Aujourd’hui, les familles italiennes commencent à se détacher de ces liens de dépendance. »

Version anglaise

Sur scène, la majorité des 12 acteurs de la troupe PIER 21 productions sont eux aussi d’origine italienne. Mais c’est en anglais qu’ils se produisent, dans une version adaptée au début des années 2000.

« Nos pièces sont toujours jouées en anglais, explique Pat Buttino, le directeur culturel du centre Leonardo da Vinci. D’abord parce qu’on veut les rendre accessibles aux écoles, mais aussi pour développer le théâtre en anglais dans l’est de Montréal. »

Pour Leo Sama, le choix de la langue de Shakespeare est surtout dicté par la composition de sa troupe, principalement anglophone. Le metteur en scène n’exclut pas pour autant diriger un jour une version française de The Rose Tattoo. « D’ailleurs, il y a déjà quelques petites scènes en français. » En attendant, il se réjouit d’offrir un bel exercice de langue aux jeunes et moins jeunes spectateurs.

Les billets sont en vente au tarif de 30 $ pour la représentation du vendredi 22 février. Réservation au 514 955-8370. PHOTO DIGITALE (Théâtre Leonardo da Vinci)

(Texte de Justine Caurant)

 

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