Le manque de classe du ministre Toews

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Il se fâche facilement

La semaine dernière au parlement le ministre de la Sécurité publique Vic Toews a fourni une réponse qui en dit long sur lui.  

Le député néo-démocrate Jack Harris lui avait posé une question. Il voulait savoir pourquoi Toews serait prêt à se servir des renseignements obtenus sous la torture.

 En décembre 2010 Toews avait écrit une directive secrète aux agents du Service canadien du renseignement de sécurité, le SCRS, notre agence canadienne d’espionnage.

Toews leur donnait permission de se servir des renseignements obtenus sous la torture, pourvu que la torture était l’œuvre de d’autres pays et non pas de notre agence canadienne.

En autres mots, les autres pays feraient nos jobbes sales, et nous fourniraient leur travail. Comme ça on pourrait dire que nous sommes blancs comme la neige.

Harris a dit que Toews prétend être contre la torture, « mais il ne fait rien pour empêcher que d’autres pays  se servent de la torture » et fournissent les renseignements obtenus au Canada.

Ça va à l’encontre de notre politique étrangère canadienne, de tout ce que le Canada a dit aux Nations-Unies depuis des décennies, même avant que Stephen Harper a perdu notre siège au conseil de sécurité de l’ONU.

En 2009, le ministre de l’époque, Stockwell Day avait réaffirmé que « dès qu’on soupçonne que les renseignements ont été obtenus sous  la torture  on ne les utilise pas. » C’était clair ! C’était bien différent de la politique de Harper aujourd’hui.

Toews dit que tout a changé et que dans « certaines » situations exceptionnelles, c’est maintenant acceptable d’utiliser des renseignements obtenus par la torture. Toews n’a pas expliqué pourquoi.

Pour Toews c’était le temps de lancer une injure au député Harris à la Chambre des communes.

Il a dit que si Harris obtenait  « des renseignements importants à propos d’un avion transportant des électeurs de sa circonscription -- des hommes, des femmes, et des enfants -- il serait surement du genre à ne rien faire. »

Ça c’est la classe qu’on connaît chez Toews.

 

 

 

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