Harper a créé sa propre crise

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La saga des pensions se poursuit...

Harper n'aurait pas pu faire pire s'il avait essayé.

Son plan pour réduire les pensions de sécurité de vieillesse s’avère un vrai désastre.

D'abord, il est allé en Europe devant un groupe d'hommes riches pour annoncer qu’il avait l’intention de réduire les pensions au Canada.

Qu’est-ce qu’ils s’en foutent eux, des pensions au Canada ?

Dès son retour Harper et ses ministres ont lancé une campagne de peur. « Il y a une crise qui s’en vient qui va nous frapper. »

Ils ont commencé à faire des comparaisons à la Grèce et d'autres pays européens. Qu’est-ce que cela a à faire avec nous-autres ?

Les partis d'opposition n'ont pas tardé à remettre en question les tactiques alarmistes de Harper. Où sont ses chiffres ?  Où sont ses statistiques ?  

Les statistiques n’ont jamais été le point fort du gouvernement Harper.

Ensuite, à leur tour, les économistes des banques et les experts financiers du secteur public ont commencé à s’interroger sur l'absence de chiffres. I

Ça n'a pas aidé quand les ministres ont commencé à dire que le gouvernement conservateur ne gouverne pas sur la base de chiffres, mais sur ce qui est «bien» pour les Canadiens.

Ensuite, le directeur parlementaire du budget, Kevin Page, reconnu comme l’expert financier Numéro 1 du pays a dit publiquement qu'il n’avait pas de véritable crise. Le ciel n'allait certainement pas nous tomber sur la tête.

La Sécurité de la vieillesse ne prendrait que 0,4% du Produit intérieur brut et que cela ne serait pas pour un autre 10 an ou 20 ans.

Même avec les baby-boomers à l’âge de la retraite le gouvernement aurait assez d’argent.

Au cours des 20 prochaines années, le coût de la Sécurité de la vieillesse passerait de 14,8% en ce moment, à 20,9% durant l'exercice 2030-2031.

Harper est tombé dans son piège habituel quand ont le contredit ou s’il se sent  au pied du mur.

Il a lancé une campagne sale et personnelle.

Cet homme Kevin Page ne sait pas ce dont il parle, ont-ils dit.

Le ministre des Finances, James Flaherty, a déclaré que Page  est  "sans crédibilité, peu fiable, et incroyable."

Si oui, alors pourquoi est-ce que Stephen Harper l’a nommé au plus haut poste économique au pays en 2008?

Le mandat de Page est clair. Il est là pour offrir une "analyse indépendante" sur l'état des finances de la nation, sur les dépenses du gouvernement, ainsi que sur "les évolutions conjoncturelles nationales."

Page a conclu que Harper pourrait faire des compressions sur le régime de la Sécurité de vieillesse pour des raisons «politiques», mais ils ne devraient pas essayer de faire valoir des arguments économiques.

 

La situation s'aggrava pour Harper. Les journalistes purs et durs de la SRC ont creusé dans leurs archives et ont trouvé  une promesse que Stephen Harper avait fait au cours de la campagne électorale de 2005 dans laquelle il a promis solennellement de préserver en entier la sécurité de vieillesse et même y ajouter. "Et nous honorerons ces engagements", avait dit Harper.

C’était le signale pour des aînés d’occuper les bureaux de circonscription d’une vingtaine de députés conservateurs jeudi après-midi.

Vendredi après-midi Harper a décidé d’agir pour mettre fin à la crise.

 Le ministre des Finances Flaherty a annoncé «Les Canadiens ne verront pas de changements à la sécurité de la vieillesse, au moins jusqu'en 2020," a-t-il  annoncé vendredi.

Cela signifie que les Canadiens âgés de plus de 57 ans devront être en mesure de s'attendre à obtenir les mêmes avantages que les personnes âgées qui reçoivent leurs chèques maintenant.

Harper espère qu’il pourra en finir avec ça.

Il aurait dû y penser d’avance. Reste à voir si ça suffira.

 

 

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