La gaffe politique du sénateur Boisvenu

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Il continue toujours.

La gaffe du sénateur Boisvenu

Pauvre Sénateur Pierre-Hugues Boisvenu. 

Il est allé se mettre les pieds dans les plats, parlé de quoi il ne connaît pas.

Ça se comprend. Ça nous arrive tous, de temps en temps.

Mais dans son cas ça continue. Jour après jour. Il ne dérougit pas.

Il dit qu’il s’est excusé mais il ne montre aucun remords, et il tient à nous dire combien de centaines et de milliers de personnes sont d’accord avec la distribution des cordes en prisons.

Il dit qu’il n’est pas en faveur de la peine de mort, mais il tient à évoquer toutes sortes de raisons en faveur de sa fameuse corde.

Boisvenu en veut profondément aux criminels qui ont tué. Il les appelle des « assassins » plutôt que des « tueurs » ou des « meurtriers. »

Il n’y a rien de mal à les appeler des « assassins. » Ça évoque des images de gars masqués, armés de révolvers, qui tuent dans la nuit.

La plupart du temps au Canada le meurtre se produit après un grosse chicane de famille, quand le mari sort sa carabine et plante une couple de balles dans sa vieille.

Le sénateur veut leur fournir une corde dans l’espoir que le prisonnier, rongé par le remords, attachera sa corde au lit d’en haut dans sa cellule et tentera de se pendre de façon artisanale.

Cela est très rare. Quand il y a des suicides en prison, ce sont plutôt des prisonniers qui ont des troubles mentaux, qui viennent d’apprendre qu’ils ont perdu en cour d'appel. La cause est rarement le remords, sauf dans les films de Hollywood.

Et même si par hasard, un des « assassins » dont parle le sénateur, voudrait se suicider, grâce à l’encouragement celui-ci, ce n’est pas garantie qu’il réussira à se pendre en attachant la corde au d’en haut.

Ils sont très rare les prisonniers accusé de meurtre qui tente de se pendre. Selon eux, c’est toujours la faute des autres.

Il y a des exceptions. Il y a le jeune soldat canadien qui a tué l’ado Shidane Arone en Somalie en 1993.

On l'a trouvé pendu dans sa cellule quelques heures plus tard. On ne sait toujours pas si quelqu’un lui a donné sa corde, ou s’il l’a trouvée lui-même. De toute façon, il n’était pas mort. Mais le manque d’oxygène à son cerveau l’a incapacité pour le reste de sa vie. 

Est-ce le remords qu’il l’a convaincu de tenter le suicide, ou le regret que sa prometteuse carrière militaire était finie? On ne le saura jamais.

Une chose est claire. L’article 241 du Code criminel défend catégoriquement d’inciter quelqu’un à se suicider, même quelqu’un mourant et en grandes douleurs dans un lit d’hôpital qui n’a aucun espoir de « réhabilitation. »

C’est quelque chose à faire réfléchir le sénateur

 

 

 

 

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Derniers commentaires

  • Hugues Binette
    27 mars 2012 - 17:16

    IL y a encore Pire , Mr Prudhomme l'adjoint de Mr Boisvenus m'a confirmé au téléphone qu'il préfère voir les personnes disparus rester disparus et surtout pas qu'on les retrouves. De plus , il m'a aussi confirmé que Mr Boisvenu n'attache aucune importance a sa fondation alors que dans un autre vidéo il infirme donner sa paie de sénateur a sa fondation !!!! Des comme ca il y en a plein

  • Michel Gagnon
    06 février 2012 - 20:16

    Pas nécessairement une gaffe. J'ai plutôt l'impression que c'est un ballon lancé par le sénateur au nom de son PM ConServateur. C'est la façon de ce dernier de se servir des autres pour tester ses idées auprès de Son bon peuple. Les sondages lui diront ensuite s'il doit procéder ou laisser de côté. Il ne se mouille pas vraiment et garde le beau rôle. J'ai hâte au 19 octobre 2015. En attendant il faut se méfier des Allianço-réformistes-ConsServateurs.

  • Jacques McBrearty
    04 février 2012 - 10:13

    Seulement pour souligner une petite erreur. C'est en vertu de l'article 241 du Code Criminel du Canada que j'ai déposé ma plainte. Je reste disponible pour répondre à vos questions.