Le boss se contredit lui-même

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Faites ce que je dis, pas ce que je fais

Nigel Wright, n’est pas n’importe qui.   

Il est le chef de cabinet du Premier ministre Stephen Harper.

Quand c’est Wright qui parle, on sait d’où ça vient. On écoute.

C’est Wright le mois dernier qui a averti les députés conservateurs de Harper de ne pas se mêler ouvertement dans les élections provinciales en Ontario en faveur de leurs cousins conservateurs.

« On ne veut pas vous voir faire les manchettes, »  Wright les a averti.

La logique se comprend. Le premier ministre savait que l’électorat ontarien ne voulait avoir l’impression d’être manipuler par la grosse machine Harper à Ottawa.  Un véritable baiser de la mort politique.

Pourquoi donc Wright s’est lui-même contredit ?

Il a organisé une activité de souscription chez lui à 250 $ le couvert pour un candidat conservateur à Toronto.

La manchette dans un journal de Toronto le lendemain : (Les Tory d’Ottawa dans la course.)  Exactement ce que Harper ne voulait pas voir.

Il n’y a rien dans la loi canadienne qui interdis aux politiciens fédéraux de se mêler du provincial, ni l’inverse.

Mais quand tu prends la peine d’écrire une lettre de deux pages et demie pour avertir tes députés, et qu’en suite tu te tournes de bord et tu fais exactement le contraire…

Un autre politicien qui dit une chose et qui en fait une autre.

Harper n’a pas fait mieux.

Il a assisté à un grand barbecue à la maison du frère du maire de Toronto, Rob Ford, et a promis un « tour du chapeau » pour les conservateurs en Ontario jeudi soir. 

Il a prédit qu’on aura des conservateurs à Ottawa, à l’hôtel de ville de Toronto, et à Queen's Park — la province bleue d’un bout à l’autre.

« Tour du chapeau ? Une province toute bleue ? » S’il y a quelque chose qui fait peur aux électeurs, c’est qu’ils n’ont plus de choix.

Ça nous rappelle la foi que Pierre Trudeau avait dit que le « séparatisme » était fini au Québec.  Les Québécois lui ont montré aux prochaines élections.

L’activité de financement à laquelle Harper assistait s’annonçait un « vin et fromage stimulant avec plusieurs invités spéciaux. »

Le chef conservateur provincial Tim Hudak, a pris soin de ne pas assister à ce party de vantards.

Cette semaine, Dean Del Mastro, le secrétaire parlementaire du premier ministre Harper,  a publié un sondage bidon qu’il avait commandité, qu’il nous a dit,  parce qu’il n’aimait pas les résultats des sondages publiés dans les journaux locaux à Peterborough. Contrairement aux sondages publics, le sien mettait les conservateurs gagnants.

Del Mastro a expliqué qu’un sondage dans les médias qui mettait les libéraux en tête aurait pu décourager les électeurs conservateurs d’aller aux urnes le 6 octobre.

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