« Pimp my province ! »

Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

NPD : l’entremetteur du Québec ?

Le ministre du patrimoine James Moore a besoin d'une leçon sur le patrimoine canadien. C’est ce que dit le leader adjoint du NPD, Thomas Mulcair.

Le Québec mérite sa juste part de sièges additionnels que le Premier ministre veut ajouter à la Chambre des communes,

Puis le ministre Moore n’a pas d’affaire à traiter le NPD de « proxénète » pour le Québec.

Moore a lancé l’injure après que le NPD avait insisté qu’en tant que nation québécoise, les Québécois ne méritent pas de perdre leur pourcentage de 24,4 % des députés à la Chambre des communes.

Harper a promis durant la dernière campagne électorale d’ajouter 30 sièges de plus au parlement.

Il y a 308 sièges présentement. Les 30 sièges de plus de Harper donneraient 338 sièges en tout.

Des 30 nouveaux sièges que Harper veut insérer, 18 ira en l'Ontario, 7 en Colombie-Britannique et 5 en l'Alberta. Cela plairait à Harper. Il est fort dans ces provinces.

Le Québec qui a maintenant 24,4 % des sièges avec un 23 % de la population canadienne.  Avec la loi Harper le Québec baisserait à 22 % des sièges.

Le NPD insiste que le Québec puisse maintenir en perpétuité son pourcentage actuel des sièges, soit 24,4 %. Cela nécessiterait que le Québec passe de 75 à 82 sièges, soit sept sièges de plus que présentement.

Moore a déclaré que l’addition des sièges pour le Québec serait du  « proxénétisme »  parce que le NPD détient 59 députés au Québec.

La déclaration de Moore a été particulièrement mal reçue par ceux qui savent ce que le mot « proxénétisme » veut dire. 

D’autres députés du NPD se sont servis d’un autre bon mot français qui rime avec « lutin » pour répliquer à  Moore.

Toujours l’avocat, Mulcair a cité une décision de 1991 de la Cour suprême du Canada concernant les circonscriptions de la Saskatchewan. La cour  a déclaré qu’on peut s'écarter de «la parité électorale absolue» dans les intérêts d’un communauté minoritaire.

« Moore démontre un manque singulier de compréhension des institutions canadiennes » a dit Mulcair, un ancien professeur d'université qui connait son droit constitutionnel.

"Vous pourriez demander au ministre James Moore quelle partie de la phrase patrimoine canadien il ne comprend pas?" Mulcair a lancé.

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires