Harper dit non aux réparations

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Ne veut pas mal paraître

Stephen Harper refuse de quitter le 24 Sussex

Il refuse carrément qu'on fasse des réparations à la résidence officielle du premier ministre, même temporairement, peu importe l'urgence qui s'impose.

Pas question pour lui de se déplacer pour un an à sa luxueuse résidence de campagne au Lac Mousseau pendant les rénovations que la Commission de la capitale nationale juge 'nécessaires et urgentes' après tant d'années d'abandon.

La résidence de 10 850 pieds carrés, qui a 34 pièces, sur trois étages, est vieille de 143 ans.

On prévoit la nécessité de dépenser plus de 10 millions de dollars en réparations. M. Harper pense à comment de telles dépenses seraient perçues par l'électorat pendant qu'il met à la porte des milliers de fonctionnaires et coupe des services à la population supposément parce que son gouvernement est court d'argent.

Un porte-parole de M. Harper a dit cette semaine que le premier ministre a refusé carrément de quitter le 24 Sussex.

Le porte-parole a déclaré catégoriquement : « il n'y a pas de rénovations prévues pour la résidence. »

En 2008, la vérificatrice générale Sheila Fraser avait publié un rapport qui disait que c’était devenu une « question urgente ». Quelques aspects de la maison avaient été jugées dans un état critique, posant un danger immédiat à la sécurité du personnel, à la préservation du patrimoine, ou à l'environnement.

Mme Fraser, avait déclaré : « les retards sont susceptibles d'entraîner une détérioration accrue et des coûts plus élevés. » Mais à ce moment-là, le PM avait également refusé de quitter les lieux temporairement.

Louis St-Laurent a été le premier des chefs de gouvernements canadiens à habiter la résidence officielle. Il y a eu plusieurs visiteurs, plusieurs dîners d'état et des invités de marque tels que Winston Churchill, la reine Elizabeth II, et John Kennedy et son épouse Jacqueline.

Les premiers ministres ont payé loyer jusqu'en 1971 au 24 Sussex, - une pratique initiée par Louis St-Laurent, qui a sans doute voulu éviter les accusations de vivre au dépend des deniers publics.

Les températures dans la demeure ont longtemps été décrites comme chancelantes: La chaleur aurait manqué la première nuit où l'ancien premier ministre Paul Martin y était en 2004.

M. Martin et son épouse Sheila, ont dit plus tard qu'ils ont porté des chandails au lit.

Au fil des ans, les baies vitrées ont dû être enveloppées dans du plastique pour bloquer des rafales de l'hiver. Des chaudières ont dû être placées sur le plancher pour recueillir l'eau qui dégoutait du plafond.

Le rapport de 2008 a déclaré que le bâtiment nous faisait honte lorsque de grands invités y passaient la nuit.

La résidence a besoin d'un nouveau système de ventilation et de climatisation, un nouveau câblage électrique, et l'élimination de matières toxiques telles que l'amiante.

La vraie raison pour laquelle Stephen Harper ne veut pas quitter est simple. Ça paraîtrait mal s’il dépense 10 millions de dollars sur sa résidence en même temps qu’il congédie des milliers de fonctionnaires pour sauver quelques millions de dollars.

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