Pas longtemps en prison pour le sénateur

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Lavigne est sorti en temps pour la Saint-Jean

L’ancien sénateur Raymond Lavigne avait apporté ses pyjamas avec lui lorsqu'il s’est présente devant la Cour supérieure à Ottawa mercredi dernier.

Évidemment, il s’attendait passer une bonne secousse en prison et voulait au moins être confortable.

Mais les choses ont pris une tournure inattendue.

C’était le 11 mars dernier que Lavigne avait été reconnu coupable de fraude et d’abus de confiance pour avoir illégalement réclamé des remboursements de 10 120$ supposément pour 54 déplacements en automobile entre Ottawa et Montréal.

Le Juge Robert Smith de la Cour supérieure de l’Ontario l'avait aussi reconnu coupable d’avoir utilisé un employé du Sénat à «  des fins personnelles »  c’est à dire, le faire abattre des arbres sur sa propriété, un beau chalet près de Wakefield, Québec, au nord d’Ottawa et ça, sur une période de deux mois.

Le Juge Smith, qui n’est pas connu pour y aller avec le dos de la cuillère, l’attendait de pied ferme en cour. 

Il a condamné Lavigne à six mois de prison, suivis de six mois de service communautaire en plus de l’ordonner à  payer une amende de 10 000 $. 

Un homme dans sa position aurait du savoir mieux, le juge lui a dit.

Les anciens amis de Lavigne, les sénateurs libéraux, s’étaient tournés contre lui, et l’avaient déjà expulsé de leur caucus en 2006 et banni du sénat en 2007 en raison des allégations criminelles qui pesaient contre lui.

Les sénateurs attendaient sa condamnation pour l’expulser à vie du sénat, ce qu’il lui aurait coûté sa pension de plusieurs de dizaines de milliers de dollars par année.

 

Mais Lavigne les avait vu venir.  Il avait pris soin de démissionner  d’avance le 21 mars, avec pleine pension, avant sa condamnation.  Pas fou, ce Lavigne.

Le jour de sa condamnation, pendant que les médias faisait grand état de la sévérité de la sentence du Juge Smith, Lavigne, qui avait un bon avocat, est allé de l’avant et a fait une demande d’appel.

Il a été libéré sous cautionnement, quelques heures après son arrivée au centre de détention à Ottawa.

Ça se comprend. Un homme qui reçoit une pension à vie des dizaines de mille piastres par année du gouvernement fédéral est un bon risque pour se présenter à son appel, qui sera entendu l’année prochaine.

En fin de compte, Lavigne n’a jamais eu besoin d’amener ses pyjamas. Il est sorti le jour même. 

 

 

 

 

 

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