Jack Layton mène la période des questions

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C’est lui le boss de l’Opposition

À la télévision il semble que c’est Andrew Scheer, le président de la Chambre des communes, qui choisit les députés un après l'autre et les laisse poser leurs questions.

Ce n’est pas comme ça que sa marche.

C’est tout arrangé d’avance selon une vieille tradition qui dicte que la plus importante formation politique aura droit au plus grand nombre de questions dépendant du nombre de députés qu’elle a fait élire.

Avec 102 néo-démocrates c’est donc Jack Layton qui mènent la barque durant la période des questions. Il a droit aux cinq premières questions.

Les libéraux viennent en suite avec seulement 34 députés.

Le Bloc Québécois avec quatre députés et les Verts avec une seule députée, Élizabeth May, ne sont pas officiellement reconnus comme partis, et on droit de poser des questions seulement s’il reste du temps à la fin des 45 minutes allouées à la période des questions quotidienne.

 

Sa position dominante à la période des questions est un des atouts les plus importants que possède Layton à la Chambre des communes. Il sait s’en servir.

D’habitude Layton pose les deux premières questions lui-même et laisse les trois prochaines à des membres de son parti.

Autrefois c’était Michael Ignatieff avec ses 77 députés et Gilles Duceppe avec ses 47 bloquistes qui menaient la période des questions. Et le NPD suivait. Plus maintenant! Tout a changé.

Après les cinq questions du NPD les libéraux ont droit à poser trois  questions.

Bob Rae, avec ses 20 ans d’expérience parlementaire, est très habile à piquer le gouvernement, mais c’est trois, pas cinq questions auxquelles il a droit.

Ensuite ça revient aux néo-démocrates pour leur deuxième tour. Maintenant le NPD a droit à poser neuf (oui, neuf!) questions. Une après l’autre. Bam, bam, bam! C’est une véritable fusillade. C’est ça qu’on veut dire par la phrase « contrôle complète de l’agenda. »

Ensuite on retourne aux libéraux qui ont droit à un deuxième tour, mais seulement trois questions. Ça va vite.

Et hop, ça revient de nouveau au NPD pour quatre autres questions d’affilée.

 

Ensuite, pour la première fois un simple député conservateur a droit de diriger une question à son gouvernement. La plupart du temps c’est un « lob de softball » au ministre de son choix.

Le ministre semble toujours mystérieusement bien préparé pour répondre à sa question facile.  Certains ministres vont même remercier leur collègue conservateur de sa belle question.

Puis ensuite on donne six autres questions au NPD, (ils sont gâtés, hein !) Suivi de deux autres questions aux libéraux.

Notez bien que ni les quatre bloquistes, ni Elizabeth May, du Parti Vert ont jusqu’à présent posé une seule question, et la période des questions de 45 minutes est presque terminée.  La politique parlementaire peut être très cruel.

Ensuite vient la formule « mitraillette » de la fin : Chaque parti a droit à une question, sans corollaire, commençant par le NPD et cela, seulement s’il reste encore du temps.

Le Bloc ou la leader des Verts a droit à une petite question, qu’on leur donne comme si c’était de la charité. Souvent il ne reste plus de  temps. Ah bien, demain peut-être !

Faisons le sommaire des questions : NPD 24; libéraux 8; conservateurs 1. Et bonne chance aux autres.  Comme on peut voir, ça paye d’être l’Opposition officielle.

 

Question de la fin pour vous chers lecteurs: Pourquoi est-ce que ça s’appelle « période des questions ? »

Réponse : Parce que ça ne mérite pas le nom de « période des réponses » avec le peu que les gouvernements nous donnent.

 

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