Cause de fraude électorale remise au 15 juin

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Après les élections?

Les quatre organisateurs d’élections du Parti conservateur accusés de fraude électorale en 2006 ont vu la cause remise au 15 juin.

Cela veut dire qu’il n’aura pas de preuve qui sortira en cour pendant des élections ce printemps.

Ça fait bien l’affaire de Stephen Harper qui n’avait pas hâte d’être pris avec un autre scandale sur les bras, surtout pas un scandale en cour.

L’avocat des accusés, le criminaliste torontois Mark Sandler, a dit au juge qu’il avait besoin de plus de temps pour prendre connaissance du libellé des plaintes.

Le procureur, Richard Roy, un avocat de Montréal, n’avait aucune d'objection, et le juge l’a accordé vendredi en Cour de l’Ontario à Ottawa.

Les quatre sont :  Irving Gerstein le grand financier du Parti conservateur, Doug Finley,  l’organisateur en chef de la campagne de 2006, Mike Donison, le directeur exécutif du parti à l’époque, et Susan Kehoe, la directrice financière par intérim.

Harper a nommé Gerstein et Finley au Sénat l’année dernière. Ils reçoivent un salaire de 132,300 $ par année.

Selon les règlements du Sénat, parce que le procurer a choisi de procéder par accusation sommaire, ils ne perdront pas une journée de salaire ni peuvent-ils être suspendus du Sénat avant la fin complète de leurs procès.

Donison est aujourd’hui lobbyiste à Ottawa avec Crestview Inc. Selon la loi fédérale sur le lobbying, Donison n’a pas le droit de faire du lobbying auprès du gouvernement Harper pour les prochains cinq ans. Mais rien n’empêche ses partenaires de faire du lobbying.

Kehoe travaille maintenant pour la vérificatrice-générale du Canada Sheila Fraser.

Gerstein est lié à la famille des bijouteries « Peoples. »  Finley est l’époux de la ministre des Ressources humaines Diane Finley.

Les accusations du Commissaire à  Élections-Canada sont que les accusés ont volontairement dépassé la limite de 18,3 millions $ en dépenses électorales dans le cadre d'une série de transactions financières durant la campagne de 2006.

Selon Élections-Canada la magouille consistait à donner des montants d’argent à 67 candidats conservateurs, dont la plupart étaient au Québec,  et reprendre l’argent presque immédiatement en retour pour un reçu avec lequel le candidat conservateur pouvait aller chercher une ristourne d’Élections Canada de 60 pour cent de la valeur du reçu.

Selon Élections Canada les candidats conservateurs ont reçu plus de 100 000 $ en ristournes auxquelles ils n’avaient pas droit, bien que plusieurs candidats aient refusé d’accepter des ristournes, jugeant l’affaire illégale.  

L’ironie est qu’une partie intégrale de la plate-forme de la campagne de Harper en 2006 était que le Parti libéral avait participé à la magouille des « commandites » impliquant de la fraude électorale.

Aujourd’hui Harper dit que les conservateurs ont simplement fait la même chose que les libéraux.

Serait-il mieux de se trouver une autre explication?

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