Tout le monde veut son aréna !

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La pression monte sur Harper

Stephen Harper est assiégé par ses propres ministres.

Ils veulent tous des stades ou des arénas.

Ça se répand comme une maladie -- une nouvelle affliction politique --  « la stadite »  qui a balaye le pays. 

Avec des élections qui s’en viennent, les ministres veulent se faire réélire.

Les premiers a attraper la « stadite »  furent Josée Verner et Jean-Pierre Blackburn à Québec, avec leurs chandails des Nordiques.

En suite la maladie a affligé le maire d’Edmonton, puis des députés conservateurs dans le coin.  Ils voulaient des loges dans leur aréna Rexall Place, l’ancien Northlands Coliseum.

Puis cette semaine la fièvre a rejoint le ministre de la Défense, Peter MacKay à Halifax.  Lui il veut un stade de football.

Québec veut un nouveau centre sportif de 400 millions $ pour attirer une équipe de la Ligue nationale de hockey. 

Les Québécois sont tellement mordus de du retour des Nordiques, que même questionner la viabilité financière du projet d’amphithéâtre peut te mériter un bain inattendu dans le Saint-Laurent.

Regina veut un nouveau stade de football avec un dôme qui coûterait  431 millions $.  Ils ont déjà leur équipe football, les Roughriders de la Ligue canadienne de football.

C’est un stade couvert qu’ils veulent à Regina.  Ils en ont assez de geler dans les gradins.  Ils aimeraient aussi aménager des restaurants et autres attractions touristiques autour de leur nouveau stade. Think Big!

Hamilton est à la recherche d'environ 150 millions $ pour un nouveau stade de football et un hôtel.  Ils ont déjà leur Tiger-Cats de la LCF. Les clients de l’hôtel pourront voir le jeu en direct de leur chambre.  Pourvu que les spectateurs dans les gradins ne se tournent pas vers le jeu dans les chambres d’hôtel.

Et maintenant, c’est au tour de la ville de Halifax, qui se cherche un stade, une équipe de football, et même des spectateurs.  Un chausson avec ça?

Ça fait longtemps qu’ils en rêvent.  Et, comme par magie, lundi dernier, nul autre que leur propre fils politique, le ministre de la Défense Peter MacKay, a ravivé les aspirations des amateurs de football à Halifax, en allant aussi loin que Verner et compagnie.

MacKay n’avait pas plus l’approbation de Stephen Harper que l’avait Verner pour Québec. Car ce n’est pas un secret que Harper ne veut pas donner une seule cenne noire pour le sport professionnel.

« Nous devons être en mesure de justifier ce projet auprès des contribuables », a déclaré MacKay. « Ça doit être fait de façon à ne pas nuire à d'autres projets. »

MacKay aurait bien pu dire : « eh, les amis, Harper va me tomber sur la tête lorsqu’il apprendra de mon projet de stade. »

Avec raison. Tu parles d’un stratège, ce Mackay ! Trois semaines avant que son collègue le ministre des Finances, Jim Flaherty, dévoile son budget axé sur les coupures gouvernementales.  Le voilà en train de monter les attentes à la Verner.

Il ne manquait plus que son chandail des « Atlantic Schooners. »  Oui, ils on déjà choisi le nom de l’équipe. En passant, c’est du même bleu que les anciens chandails des Nordiques.

Mais Halifax n’est pas tout à fait dans la même ligue que Québec :  le maire de Halifax n’a pas fait de cadeau de la ville, ni le premier ministre NPD de la Nouvelle-Écosse.  Et pas un seul milliardaire de la trempe de Péladeau en vue.

Peu importe. Le conseil municipal de Halifax a voté pour consacrer 100 000 dollars à une «étude de faisabilité. » 

Pauvre Harper. Lui qui pensait que Québec n’était qu’un virus isolé. Il était loin de soupçonner l’épidémie.

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