Bush punit le Canada

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Fuite de "Wiki-leaks"; Martin impliqué

Selon une fuite sur le site « Wikileaks » le président américain George Bush aurait puni le Canada en novembre 2004 pour avoir refusé d’envoyer de troupes canadiennes se battre avec les Américains en Irak.

La fuite, un télégramme diplomatique, révèle que Bush aurait exclu le Canada de l’échange de renseignements secrets sur la guerre en Irak.

Bush est venu en visite à Ottawa en novembre 2004, pour informé personnellement le nouveau Premier ministre Paul Martin de sa punition. Les Canadiens se sont fait dire que Bush était à Ottawa pour rencontrer le nouveau premier ministre canadien et discuter de la maladie de la vache folle.   La population a gobé ça; les médias aussi.

L’importance de la note télégraphique des diplomates américains à Ottawa est qu’elle révèle combien le gouvernement  américain de Bush était prêt à passer à l’action contre les pays qui n’obéissaient pas les États-Unis.

Deux ans auparavant, le Premier ministre Jean Chrétien avait refusé,  au grand désespoir de Bush, d’engager le Canada dans la guerre contre Saddam Hussein.

Contrairement à Bush et au britannique Tony Blair, Chrétien ne croyait pas que Hussein possédait des armes à « destruction massive. » Chrétien avait raison. L’histoire l’a prouvé.

Mais en novembre 2004, Paul Martin était premier ministre et Bush est venu lui parler dans le creux de l’oreille. Il en avait assez de se faire contrarier par un premier ministre canadien.

Les diplomates à l’ambassade américaine à Ottawa ont cru bon d’avertir Martin d’avance que lors de la réunion Bush pourrait soulever « un irritant potentiel. »

Le télégramme américain explique en détail à Washington que les Canadiens avaient été avertis de la punition qui les attendait.

Il explique que le gouvernement canadien  « est conscient que nous allons créer un canal séparé d’échange de renseignements entre les États-Unis, le Royaume Uni, et l’Australie. » Et le Canada sera exclu.

Il continue : « le gouvernement du Canada a exprimé son inquiétude à plusieurs niveaux. » Cela veut dire militaire, sécuritaire et autres.

Le peuple canadien n’a jamais, avant la fuite de « Wikileaks » cette semaine, été mis au courant par son gouvernement ni ses médias, que le Canada a été punit par Bush, surtout pas qu’ils avaient été exclus de l’échange de renseignements de sécurité.

Les diplomates américains à Ottawa traitent le Canada de Paul Martin de pays « en pleine mutation » dirigé par un gouvernement fédéral « stable mais faible. »

Il décrit le Canada comme pays en « déclin » que est en train de passer de « puissance moyenne » à « observateur actif » des affaires mondiales.

Les Américains à l’ambassade ne pensaient pas beaucoup de Martin. Ils s’interrogent sur combien de temps il serait encore au pouvoir et parlent de la « faiblesse de son leadership. »

Ils disent à Washington que certains observateurs estiment que Martin durera entre six mois et deux ans.

Sur ce dernier point, au moins, les Américains avaient raison.

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