Même si la plupart des bâtiments scolaires de la CSPI sont plus jeunes que ceux de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), dont une des écoles a dû récemment fermer ses portes en raison d'importants problèmes de moisissure, M. Ferland croit qu'il faut être constamment « aux aguets » des signes qui laisseraient entrevoir leur présence.
« On pourrait se retrouver avec les même événements qu'à la CSDM. Certaines infiltrations d'eau ne sont pas visibles, ne laissent pas de trace et donc, il est difficile savoir qu'il y en a. Mais si un membre du personnel éprouve un malaise, on attend pas que quelqu'un intervienne, on le signale et on s'assure que cela soit pris en charge par la Commission scolaire », avance-t-il.
Cependant, M. Ferland constate une baisse des plaintes du personnel à ce sujet depuis 2001, alors que l'école Adélard-Desrosiers avait été aux prises de problème de moisissures.
La CSPI se fait rassurante
Contactée à ce sujet, la directrice des communications de la CSPI, Christiane St-Onge, explique que des équipes de travail interviennent immédiatement après qu'un dégât ou une infiltration d'eau aient été signalés.
« Ils procèdent tout de suite à l'assèchement et la déshumidification de l'endroit pour éviter la prolifération de moisissures. Ils peuvent aussi faire des tests de la qualité de l'air par des firmes spécialisées », détaille-t-elle.
D'ailleurs, celle-ci mentionne que la CSPI bénéficie aussi d'un programme de surveillance de la qualité de l'air, dirigé par une quarantaine de membres du personnel d'entretien qui ont suivi une formation pour détecter les anomalies.
« Ils sont nos yeux et nos oreilles. Ils font de la surveillance systématique », ajoute-t-elle.
Par ces mesures, tout porte à croire pour Mme St-Onge que la CSPI n'est pas sur un pied d'alerte. « Nous avons moins de bâtisse qu'à la CSDM, dont c'est aussi plus facile pour nous », considère-t-elle.
Des conduites de ventilation à nettoyer
Après la mise en place d'un programme de nettoyage de la ventilation en 2005, Mme St-Onge indique qu'un peu moins de la moitié des 44 écoles primaires doivent faire l'objet d'une opération complète de nettoyage.
La directrice des communications pense qu'il faudra encore de deux à trois ans pour venir à bout de cette opération.
Cette dernière mentionne que ce programme particulier a été mis sur pied parce que les firmes de nettoyage ne s'occupaient pas de cette tâche de façon constante.
Or, depuis 2005, les conduites d'aération de certaines écoles n'ont encore pas subi une cure de nettoyage en profondeur.
Mais selon Mme St-Onge, le rythme auquel avance les travaux est « adéquat ». « Il faut reconnaître l'ampleur de ce travail. Ça nécessite le nettoyage complet des conduites de ces édifices qui sont très grands, c'est un travail qui est très lourd », poursuit-elle.
Cette situation ne semble pas inquiéter M. Ferland, qui affirme que le personnel d'entretien s'occupe déjà de remplacer les filtres régulièrement.
À la CSDM, cinq écoles ont été touchées par des problèmes de moisissure en un an. La direction a annoncé que 200 écoles seront inspectés prochainement.
