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Le logement social et la jeunesse

La députée Paulina Ayala (en avant-plan), entourée de gauche à droite, de Danièle Crevier, adjointe aux services aux citoyens, de Toby Lamontagne, adjoint politique, et d’Adriana Pomareda, adjointe aux services aux citoyens. (Photo : Alarie Photo)

La députée Paulina Ayala (en avant-plan), entourée de gauche à droite, de Danièle Crevier, adjointe aux services aux citoyens, de Toby Lamontagne, adjoint politique, et d’Adriana Pomareda, adjointe aux services aux citoyens. (Photo : Alarie Photo)

Samuel Leduc-Frenette
Publié le 24 Août 2011
Publié le 24 Août 2011
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Paulina Ayala expose ses priorités

La nouvelle députée d’Honoré-Mercier Paulina Ayala entend défendre vigoureusement l’accès au logement social dans la circonscription. Elle veut aussi mettre l’accent sur l’intégration de la jeunesse au cours de son premier mandat. C’est du moins ce que la députée du Nouveau Parti démocratique (NPD) a révélé au cours d’un entretien accordé à L’Informateur la semaine dernière.

Le logement social

« Le logement social, c’est une nécessité. Ça touche des familles ça. Moi-même en ayant des enfants ce n’était pas facile de trouver des logements, parce que les enfants, ça dérange beaucoup de monde », déclare Mme Ayala, qui connaît la problématique de près.

Elle voudrait faire en sorte que tous aient accès à un logement, peu importe le revenu. Elle dit aussi vouloir privilégier la propriété plutôt que la location, comme le désirent souvent les nouveaux arrivants. Selon Statistique Canada, environ la moitié des domiciles d’Honoré-Mercier sont locatifs.

« Je privilégie beaucoup les coopératives, parce que les gens prennent en charge leur environnement. Parce que dans une coopérative, tu n’es pas propriétaire, mais tu n’es pas non plus locataire. Tu as une responsabilité. Ça te donne beaucoup de dignité aussi. »

Selon la Confédération québécoise des coopératives d’habitation, une « coopérative d'habitation, c'est un immeuble ordinaire (ou un ensemble d'immeubles), petit ou grand, neuf ou âgé—mais toujours rénové—, où habitent des personnes qui sont à la fois locataires de leur logement et collectivement propriétaires de l'immeuble ». Vingt-cinq mille ménages québécois vivraient en coopérative.

C’est justement cette prise en charge collective que veut favoriser Mme Ayala. « Le citoyen se sent plus partie prenante dans l’affaire, dit-elle. Tout le monde prend des décisions. Je pense qu’il faut encourager ça. Il faut privilégier cette voie. » Elle ajoute même préférer les coopératives aux HLM—ou habitations à loyer modique—où « tu ne peux pas prendre des décisions pour toi ».

Même si elle avoue ne pas connaître encore ce dossier dans le détail, elle croit que ses propositions auront beaucoup de succès, car, « au Québec, la coopérative, ça fait partie de la culture ».

La jeunesse

Comme elle l’indique au journal, la jeunesse va prendre beaucoup de place dans son discours. « Il faut prendre conscience du rôle de nos jeunes, dit-elle. [Pour] que les jeunes aussi prennent leur place. »

Elle veut intéresser les jeunes à la politique, comme lorsqu’elle enseignait l’histoire à ses élèves de l’école secondaire Henri-Bourassa de Montréal-Nord. « Dans les décisions politiques que nous prenons aujourd’hui, c’est eux qui vont payer le prix », souligne-t-elle pour justifier son empressement d’agir.

Elle veut créer un dialogue intergénérationnel. Et en ce sens, elle croit que la diversité des origines et des âges de ses collègues du NPD est une bonne chose. « Je suis tellement fière qu’il y ait autant de jeunes dans mon parti, assure-t-elle. Quand je regarde de l’autre côté dans le Parlement, je vois beaucoup de personnes plus âgées. »

Plus concrètement, elle veut que les jeunes aient plus de lieux de loisir et de socialisation. « Si les parcs sont faits pour qu’il n’y ait pas de place pour les jeunes, c’est sûr qu’ils se sentent rejetés, dit-elle. Et c’est pas moi qui avance ça, ce sont les gens qui travaillent dans des organismes depuis longtemps. Ils disent qu’il n’y a pas de place pour les jeunes ici, même pour les amuser pour qu’ils puissent jouer au basketball. »

Elle croit par ailleurs que l’intégration réussie des nouveaux arrivants facilite celle de leurs enfants. « Si on est capable de créer des programmes qui facilitent les stages des nouveaux arrivants dans leur domaine, chose qui n’est pas faite encore, ça va faciliter l’intégration de leurs parents, donc les enfants vont se sentir contents d’être ici. »

Mais dans tous les cas, ce sont les organismes sur le terrain qui vont faire la différence. « Il y a des organismes qui travaillent déjà et qui ont été capables de cibler les besoins des jeunes, comme à Boscoville [à Rivière-des-Prairies], indique-t-elle. Moi, je ne peux pas financer d’organismes, mais peut-être que je peux aller cogner aux portes dans un ministère pour aller chercher une subvention. »

Selon Service Canada, il n’existe pas de département au sein du gouvernemental fédéral exclusivement dédié à la jeunesse. Le gouvernement du Québec possède en revanche son propre Secrétariat à la jeunesse.

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